Super marché de l’art

Le tableau «
Untitled
» de Jean-Michel Basquiat a été acheté pour 110,5 millions de dollars par l’homme d’affaires japonais Yusaku Maezawa. © Photo News.
Le tableau « Untitled » de Jean-Michel Basquiat a été acheté pour 110,5 millions de dollars par l’homme d’affaires japonais Yusaku Maezawa. © Photo News.

D’après Artprice, le marché de l’art international présente un bilan positif sur le premier semestre 2017 après deux années consécutives de ralentissement. La locomotive de cette reprise est en grande partie l’art contemporain (qui pèse aujourd’hui 15 % du chiffre d’affaire mondial alors qu’il n’en pesait que 3 % en 2000) ! Et pour l’exercice juillet 2016-juin 2017, le chiffre d’affaires des ventes d’art contemporain est en hausse de 3,2 % à 1,58 milliard de dollars).

Des chiffres

Seul exemple que nous mentionnerons, celui affiché pour une œuvre de Jean-Michel Basquiat (1960-1988), vendue 110,5 millions de dollars à New York le 18 mai dernier, ce qui en fait la 6e  œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères et qui fait entrer le graffeur américain dans le panthéon des géants de l’Histoire de l’art aux côtés de Picasso, Modigliani, Giacometti, Bacon et Munch, seuls à avoir dépassé les 110 millions de dollars. Ce résultat dit aussi l’importance de New York, première place du marché suivie par Londres, Hong Kong et Pékin mais également celle des Etats-Unis qui reviennent pour le premier semestre à hauteur de la Chine.

Au niveau des maisons de ventes, le podium est occupé par Sotheby’s, suivi par Christie’s puis par Phillips. Parmi les intervenants dans notre dossier, seul Bonhams est répertorié en 8e position. Notons qu’Artcurial occupe la 10e place et Cornette de Saint-Cyr la 15e de ce top 20 des maisons de ventes aux enchères pour 2016-17. Toutes ces maisons possèdent des représentations en Belgique mais Cornette est la seule à y organiser des ventes. On retrouve encore mention de la Belgique à la 10e place du top 20 des pays par produit de ventes d’art contemporain sur la période 2016-17 avec 0,4 % de part d’un marché dominé par les Etats-Unis (43,8 %) et la Chine (23,5 %) suivie de près par le Royaume-Uni (22,1 %).

Et des hommes

Au-delà de ces chiffres que l’on peut multiplier à l’envi en surfant sur la Toile, ce sont des figures belges du marché de l’art qui prennent la parole pour illustrer leur perception du marché. Qu’ils soient associés à de grandes maisons internationales (comme Christine de Schaetzen qui signe l’introduction) ou à des salles belges de taille plus ou moins importante, spécialisées ou non ; qu’ils soient installés dans la capitale ou dans une autre région du pays, tous ont leur manière d’analyser l’année écoulée et de pointer des tendances.

Quasi tous évoquent à un moment ou à un autre, l’art contemporain, la Chine, les bijoux, les artistes belges (Spilliaert, Ensor mais aussi Borremans) et cette quête de « la » pièce exceptionnelle qui cumule tous les superlatifs ! Tous parlent de l’évolution de leur métier et de la (r)évolution internet, du rôle de la Belgique qui compte toujours plus de galeries et de maisons de ventes étrangères sur son territoire et de la question de l’art comme spéculation.

Après un survol du marché par la directrice de Bonhams Benelux, la Belgique fédérale s’exprime via trois spécialistes des trois régions du royaume. La suite se concentre sur les nouveautés et les changements dans la capitale puis sur la maroquinerie, un secteur très pointu mais en plein boum international. Nous terminons avec la haute couture. Plutôt Hermès ou plutôt Delvaux ? Plutôt street art, bédé ou maîtres anciens ?

Le 17 octobre, 1 $ US valait 0,85 €.

 
 
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