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4 Bruxellois sur 10 en mal-être

Temps de lecture: 2 min

Les chiffres concernant la santé mentale à Bruxelles peuvent préoccuper. On estime que 4 Bruxellois sur 10 sont en situation de mal-être, ce qui est plus que dans le reste du pays. 18 % souffrent de troubles dépressifs, 10 % ont des troubles anxieux et 33 % des problèmes de sommeil. Les proportions varient en fonction du niveau de vie.

Le dernier baromètre social de l’Observatoire de la santé et du social de Bruxelles aborde et chiffre de nombreux thèmes relatifs à la pauvreté dans la capitale. Il s’est notamment intéressé cette année à la santé mentale des Bruxellois, et celle-ci n’est pas bonne. Les données reprises par l’Observatoire proviennent surtout d’une grande enquête de santé réalisée par l’Institut scientifique de la santé publique, datée de 2013.

Les Bruxellois plus touchés

Il apparaît que 4 Bruxellois sur 10 âgés de 15 ans et plus sont en situation de mal-être, c’est-à-dire qu’ils présentent au moins deux difficultés psychologiques établies par un questionnaire scientifique précis. Les « difficultés psychologiques » les plus souvent rencontrées sont des problèmes de sommeil lié à des soucis (33 %), les troubles dépressifs (18 %) et les troubles de l’anxiété (10 %). C’est plus qu’ailleurs dans le pays, où l’on estime que 35 % de Wallons et 29 % de Flamands sont en difficulté psychologique.

Cette même étude de l’Institut scientifique de la santé publique révèle qu’un Bruxellois sur 4 souffre probablement d’une pathologie psychologique, car il connaît au moins quatre difficultés psychologiques. Là encore, la population bruxelloise est plus touchée que le reste du pays.

Dans son baromètre, l’Observatoire s’intéresse particulièrement à la différence de bien-être ou de mal-être en fonction du niveau de vie des personnes. Pour illustrer ces inégalités, on a utilisé le niveau de diplôme des personnes, qui souvent est un bon indicateur du statut socio-économique : les mieux diplômés sont a priori plus aisés.

Comme pour beaucoup d’autres problèmes de santé, on remarque que les populations pauvres sont plus touchées. 56 % des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement primaire connaissent le mal-être, contre 34 % des diplômés du supérieur. Et cette différence s’observe dans chaque cas (sommeil, anxiété, dépression, etc.). Il est évident que le niveau de vie influe sur le bien-être mental.

Ces chiffres poussent à s’interroger sur l’approche des problèmes psychologiques, encore peu présents dans le débat public, alors que les statistiques indiquent au contraire qu’il est très courant. D’autant plus que cette tendance est à la hausse. En 2001, on estimait que les troubles dépressifs concernaient 10 % des Bruxellois, en 2008, 14 %, et 18 % en 2013.

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