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Sophie Ruelle marie la mode et l’art

Une collection de maroquinerie 100 % belge dans laquelle chaque pièce est unique. Son objectif est de mettre les femmes et les artistes en valeur.

Portrait - Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Ses différents modèles de sac portent, excepté pour le premier qui s’intitule logiquement « One », le prénom d’une femme : Andrea, Cathrine (sans e), Lara, Lily, Pixie et, à venir Leila. C’est l’occasion pour elle de mettre la femme à son avantage avec un objet de la vie courante. La différence, c’est que chaque modèle met aussi en évidence un artiste peu connu qu’elle a décidé de placer sous la lumière. D’où le nom de sa société « arts2be ». En minuscules pour un concept en majuscules qui vient de lui valoir un « Maca d’Or » soulignant le concept original et la valeur artistique de son travail. Le public pourra s’en rendre compte ce week-end à l’occasion du « Wallonie Week-end Bienvenue ».

Sophie Ruelle est une Wavrienne de souche, qui a eu un parcours très éclectique. Agronome de formation et spécialisée par la botanique tropicale, elle a travaillé pendant quatre ans pour le Fonds de la recherche scientifique (FNRS), parcourant le monde entier. Jusqu’à ce qu’elle ait eu envie de poser ses bagages. Pendant quinze ans, elle s’est spécialisée dans les métiers du Web, avant de se lancer comme indépendante il y a trois ans en créant une marque belge qui vise à promouvoir et aider les artistes et les créateurs stylistes.

Le point commun de toutes ces expériences ? « La curiosité, l’envie d’aller vers les gens », sourit-elle dans son magasin de Wavre. À 45 ans, elle a cherché un lieu où exposer et vendre, du mercredi au samedi, et s’est tout naturellement tournée il y a un an vers sa ville. Cela ne l’empêche d’aller le reste du temps dans son atelier à Bruxelles où elle imagine ses modèles avec deux autres stylistes, un infographiste 3D et un spécialiste du Web.

L’Alcantara orange comme marque de fabrique

« Je suis issue d’une famille d’artistes et je connais les difficultés qu’ils rencontrent pour en vivre tant qu’ils ne sont pas cotés, explicite Sophie Ruelle. D’un autre côté, je souhaitais mettre en valeur le travail de la maroquinerie. Le travail du cuir bien entendu, mais aussi le puzzle qu’on est amené à maîtriser pour assembler toutes les pièces d’un seul modèle. De réflexions en recherches, il m’a finalement semblé légitime de marier la mode et l’art. Cela permet à la femme de disposer d’un objet unique en son genre, tandis que le travail d’un artiste s’en retrouve valorisé. »

Sa marque de fabrique ? Le travail du cuir, en Belgique, mais aussi un intérieur de chaque sac en Alcantara orange : « Comme cela, on voit tout de suite ce qu’il y a dedans ! »

De fil en aiguille, notre Wavrienne a développé sa gamme avec des pochettes de cérémonie, ainsi que des foulards : « J’ai des clientes qui m’achètent un exemplaire de chaque modèle, d’autres qui viennent pour s’offrir un objet d’exception, par exemple pour un mariage. »

Le tout se fait grâce au bouche-à-oreille, mais aussi via la grande toile mondiale : « J’ai même été contactée par des artistes américains, brésiliens ou taïwanais, mais je sens que je dois y aller progressivement. Car je souhaite exposer les artistes dont les œuvres colorées m’inspirent. Ce sont les couleurs qui me passionnent. »

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