Un «Brexit dur» pourrait coûter 42.000 emplois à la Belgique

Dans cet article
BELGIUM-EU-SUMMIT

Le gouvernement belge a averti vendredi qu’un «Brexit dur», sans accord sur la relation commerciale future entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, pourrait avoir «un impact catastrophique» sur la Belgique et lui coûter la perte de 42.000 emplois.

Selon Kris Peeters, ministre belge de l’Economie, si l’UE et Londres ne parviennent pas à un accord pour mars 2019, et qu’il n’est pas convenu d’«une collaboration prolongée après le Brexit», «l’impact potentiel pour notre pays pourrait bien être catastrophique».

Sans accord, ajoute M. Peeters dans un communiqué, «la Grande-Bretagne ne ferait alors plus partie de l’union douanière». «Selon les estimations, les frais de douane pour les importations provenant du Royaume-Uni et les exportations vers lui s’élèveraient à 2,22 milliards d’euros. Dans cette hypothèse, la Belgique pourrait perdre 42.000 emplois, le Royaume-Uni 526.000 et l’Union européenne entière pas moins de 1.200.000», poursuit le ministre.

La mise en garde intervient au moment où l’UE déplore l’absence de «progrès suffisants» dans les négociations de divorce avec Londres, ce qui empêche de passer rapidement à une nouvelle phase de discussions consacrée à la future relation commerciale de l’après-mars 2019.

 
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous