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Trois travailleuses sur quatre discriminées en raison de leur grossesse

L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes lance une nouvelle campagne de sensibilisation sur la maternité au travail. Et publie les premiers résultats d’une enquête auprès d’un échantillon aléatoire de 930 femmes ayant accouché d’un enfant entre le 1er janvier et le 31 mars 2016.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

N ous sommes heureux de vous annoncer la naissance d’Emma… Au boulot, ils le sont moins. » Tel est le slogan de la nouvelle campagne de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. Intitulée « Maman reste à bord », cette action de sensibilisation révèle à quel point le fait de tomber enceinte continue d’avoir des impacts dommageables sur la carrière des femmes, victimes de discriminations et de préjugés très ancrés, qu’elles ont parfois elles-mêmes intégrés. Elle s’appuie sur les résultats d’une enquête statistique : un tirage au sort aléatoire au départ du registre national a permis de contacter 6.000 jeunes mamans. 930 femmes y ont répondu.

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4 Commentaires

  • Posté par Lebrun Marie-france , lundi 23 octobre 2017, 23:25

    Je suis maintenant pensionnée mais en 1970, j'étais enceinte dans la Société où j'avais commencé le travail à 16 ans et où j'avais également participer à des évaluations de potentiels internes qui m'avaient permis de suivre des cours d'informatique auprès de la Sperry Rand Corporation (UNIVAC) durant les heures de services et aux frais de cette société. Lors de ma grossesse je finissais tout juste une des sessions de cours dont référence ci-dessus. J'ai mis mon garçon au monde en février 1971 le jour même où ma société fêtait son 150 anniversaire d'existence. Jamais je n'ai ressenti aucune pression ou discrimination ni de mes supérieurs ni de mes collègues et encore mieux, mon employeur avait organisé la visite de mes collègues directs à la maternité durant leurs heures de services pour m'apporter le cadeau personnalisé que chaque membre du Personnel recevait en souvenir de ce 150ème anniversaire. A l'époque, cette société avait même prévu de couvrir le congé de maternité (de 15 semaines légales en 1971) de la même façon que le congé d'indisponibilité pour maladie de 3 mois complets payés avant de "tomber" sur la rétribution de la Mutuelle correspondant à 60% de la rémunération mensuelle. J'ai encore eu la chance de pouvoir prolonger mon congé de maternité en prenant mes congés annuels à partir de la mi-mai de telle sorte que j'ai pu reprendre mon service au centre d'information vers le 20 juin 1971 alors que commençait les congés annuels des autres employés. Ai-je eu de la chance? probablement. Pourquoi? à l'époque il y avait un quasi équilibre entre l'offre et la demande d'emploi, l'offre étant même dans certaines catégories de travail plus élevée que la demande. Par après, j'ai travaillé dans d'autres sociétés et même en fin de carrière comme fonctionnaire mais jamais je n'ai constaté autour de moi de mauvais agissements vis-à-vis de mes collègues attendant famille. Peut-être la Société considère-t-elle maintenant la maternité comme maladie et non pas comme une situation normale et voulue par la future maman? Tout a évolué : en 1971, les crèches étaient rares mais on se débrouillait autrement, soit avec la famille, soit en payant un personne reconnue par l'ONE (à l'époque Office National de l'Enfance), montant NON DEDUCTIBLE. J'ai l'impression qu'à l'heure actuelle on attend vraiment trop des services sociaux, des allocations de remplacement, des facilités organisées par les Autorités politiques, etc. plutôt de de réfléchir soi-même comment gérer son quotidien. Et dire que nous n'étions majeur qu'à 21 ans alors que nos travaillions souvent dès avant 18 ans, soit à 14 ans avec une obligation de cours du soir jusqu'à 16 ans dans le métier exercé, soit à 16 ans puisque la scolarité obligatoire s'éteignait à 16 ans. Maintenant la majorité est à 18 ans et correspond à l'âge légal de scolarité et peu de jeunes sont capables de se prendre moralement en charge (je ne parle pas pécuniairement) car ils sont totalement dépendants de leurs aînés (parents ou autres). Bien sûr, la vie est plus difficile en ce 3ème millénaire du fait de la crise du manque d'emploi et de l'augmentation du coût de la vie (qui va de pair avec la technologie galopante qui remplace les anciennes réunions de copains) mais cela n'explique pas la diminution de la maturité d'un individu par rapport à la Vie. En Néerlandais, on dit "Levensverstand" et ce mot est bien clair. Pour info, à 15ans et demi, j'avais mon diplôme d'Humanités Secondaires Supérieures en Scientifique A (Mathématiques-FR/NL/E). Mais j'ai commencé comme dactylo dans un pool.

  • Posté par Arnould Philippe, lundi 23 octobre 2017, 19:33

    C'est pas de la discrimination, c'est juste que ça coute cher pour l'entreprise. Une entreprise n'est pas une caisse de sécurité sociale. Faites autant de lois que vous voulez pour empêcher les entreprises de réduire leurs couts, ça aura toujours une incidence quelque part. Un emploi reste une libre-association selon des intérêts mutuels. Si l'un est forcé de garder l'autre lorsqu'il n'éprouve pas l'intérêt de le faire, il contournera ou tout simplement n'embauchera pas de personnes présentant les risques similaires. Ce genre de politique a autant de chance de réussir que la prohibition ou le communisme.

  • Posté par Van Steen Willy, mardi 24 octobre 2017, 10:54

    Il suffit de préciser aux employeurs et / ou aux chefs d'entreprises que si leur mère n'avaient pas été enceintes, ils ne seraient pas là pour en juger!!

  • Posté par Delatte René, lundi 23 octobre 2017, 18:07

    Tout cela est vrai mais. Il y a plus de 20 ans, Philippe Busquin, président du PS, reconnaissait l'injustice pour les entreprises du statut de femmes enceintes que les entreprises devaient payer comme si elles étaient malades alors qu'une future maternité n'est pas une maladie! Tout le monde sait que la loi est injuste pour les entreprises mais on s'étonne qu'il y ait discrimination. Supprimez l'injustice et il y aura moins de discrimination. Ce ne sont pas les entreprises et les employeurs qui sont responsables de cette discrimination mais l'Etat et les lois!

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