Accueil Société

Tueries du Brabant: l’enquête sur les liens avec la gendarmerie a été entravée, selon un ex-parlementaire

Selon Hugo Coveliers (Open VLD), membre de la première commission parlementaire sur les Tueries du Brabant, il n’était pas de bon ton d’évoquer un lien entre la gendarmerie et les tueries.

Temps de lecture: 2 min

L’ancien membre de la Volksunie et parlementaire Open VLD Hugo Coveliers, qui a également été membre de la première commission parlementaire sur les Tueries du Brabant, n’est pas surpris par les récentes divulgations sur la probable implication d’un ancien gendarme dans la bande.

« Son nom était inscrit dans le dossier mais il n’était pas suspect. Il ne faut pas pour autant blâmer d’office les enquêteurs : beaucoup de noms se trouvaient dans ce dossier », réagit-il lundi auprès de Belga. « Mais toute personne qui prétendait qu’il pouvait exister un lien avec la gendarmerie, comme j’ai osé le faire, se faisait engueuler. L’enquête dans cette direction a été entravée. »

Mauvaise foi ?

M. Coveliers souligne que le frein mis à une enquête sur une possible implication d’(ex-)gendarmes dans les Tueries du Brabant n’était pas nécessairement de mauvaise foi à l’époque. « Certains refusaient tout simplement de croire que des gendarmes soient capables de ça », raconte-t-il.

« J’appelle maintenant à davantage d’ouverture. Les institutions actuelles et les personnes qui travaillent sur le dossier n’ont rien à voir avec cela mais cela donne une mauvaise image au public qui a l’impression que toutes les informations n’ont pas été révélées. »

Loin d’être une affaire réglée

L’ancien membre de la commission parlementaire ajoute que le fait qu’un membre de la bande puisse être identifié maintenant ne signifie pas que toute l’affaire va s’éclaircir. « L’homme est décédé depuis et puisque les Tueurs du Brabant ont pu opérer selon différentes compositions, c’est surtout important de découvrir qui coordonnait et son mobile », explique M. Coveliers.

« En outre, il faut examiner à quels niveaux de pouvoir ces personnes se trouvaient pour qu’elles parviennent à enfouir certaines affaires. Les enquêteurs qui, au fil du temps, ont eu le sentiment que leurs activités ont été entravées doivent se faire connaître. »

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

  • Posté par Centrale Nationale Des Employes , mardi 24 octobre 2017, 7:33

    Tous les membres des ex-commissions font des allusions (on savait que, il était évident que, etc...). Mais ces commissions parlementaires n'avaient-elles pas les pouvoirs d'un juge d'instruction?? Pourquoi ne pas avoir tenté d'éclaircir les "on savait que"!

  • Posté par Philippe Bernard, lundi 23 octobre 2017, 21:39

    L'extrême droite et la gendarmerie...Heureusement que l'on a su démanteler cette trop élitiste police militaire. Il ne reste plus qu'à chercher dans les anciens de la brigade diane. Chercher chez certains militaires serait logique aussi. Je ne suis pas policier, mais ça me semble une bonne piste. Non ?

  • Posté par Lespagnard Frans, lundi 23 octobre 2017, 19:32

    Le « Monde » dans son édition du mardi donne des informations complémentaires sur CB : tireur d’élite ( normal dans cette unité) et instructeur de groupes d’extrême droite....Une info non rapportée à ce jour par la presse belge.

  • Posté par Guiot Philippe, lundi 23 octobre 2017, 19:27

    LE scoop ...... Pfffffff

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko