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Le bashing politique s’aggrave: les élus subissent insultes, coups, menaces

Des promesses d’égorgement ou de « te faire la peau ». Des lettres de menace à domicile. Des coups. Des insultes en cascade. Sans oublier le sempiternel « tous pourris ». Etre élu n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Voici l’envers du décor ; ce que vivent, aussi, les politiques.

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Cheffe adjointe du service Politique Temps de lecture: 6 min

Il ne s’agit pas ici de tomber dans le pathos. Ni d’exonérer les mandataires aux comportements inacceptables et indignes de leurs fonctions. Reste que ce qui suit fait désormais partie du quotidien de responsables politiques, dont la fonction ne suppose nullement qu’ils subissent tout cela. Certes, tous ne le vivent pas, ni forcément en « face à face » ; et ils reçoivent aussi des encouragements ou félicitations pour leur travail. Et s’ils ont l’occasion de s’expliquer calmement, la situation peut régulièrement s’apaiser.

Mais la grande majorité des politiques que nous avons contactés l’ont déjà vécue (même des personnalités non clivantes) : l’agressivité verbale, la violence physique voire de vraies menaces de la part de citoyens, simplement parce qu’ils exercent un mandat politique ou ont pris une décision qui ne plaît pas. (Sans parler des cas extrêmes comme l’assassinat du mayeur de Mouscron Alfred Gadenne ou du coup de couteau reçu par le PTBiste Raoul Hedebouw.)

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21 Commentaires

  • Posté par Monsieur Alain, dimanche 29 octobre 2017, 15:46

    Pauvres choux. Le respect ça se mérite tous les jours et mériter le respect ce n'est pas : 1° collectionner les mandats pour étendre sa sphère d'influence politique (voire son portefeuille perso) - 2° se servir avant de servir les autres - 3° créer des dynasties qui annihilent tout velléité de renouvellement - 4° prodiguer des emplois à ses proches - 5° pratiquer la langue de bois quand ce n'est pas mentir à tour de bras - 6° créer un "plafond de verre" pour se protéger du "bon peuple" qui ne peut que regarder évoluer une élite politique qui fait la une de l'actu ailleurs que dans la rubrique "projets de société". Le "politique bashing" c'est tout ce qui reste à celles et ceux qui - à longueur d'élection - désespèrent de voir leur quotidien évoluer. Mais que les politiques se rassurent, ça se tassera bien tout seul. Soit, dans le meilleur des cas, ça passera de mode et tout ronronnera comme avant, soit, dans le cas du pire, un chevalier blanc surgira qui promettra de raser gratis.

  • Posté par Serge Vandeput, vendredi 27 octobre 2017, 20:08

    Au fait, nous n'avons plus besoin de ces milliers de politiciens et leurs partis. Ils ne sont plus capable de diriger un pays dans ce monde moderne. Nous avons besoin de bons gestionnaires et quelques stratèges pour ce pays. Le système actuel touche à sa fin.

  • Posté par Serge Vandeput, vendredi 27 octobre 2017, 20:03

    Quand les gens voient que leur facture d'électricité est pour 80% de l'argent pour l'état et 20% pour leur consommation, il y a quand même raison d'être un peu énervé. Les politiciens ont un sérieux examen de conscience à se faire.

  • Posté par Serge Vandeput, vendredi 27 octobre 2017, 19:58

    Si les politiques refusent d'écouter le peuple on arrive à ce genre de situation. Pas ex : Obliger dix millions de Belges de vivre ensemble avec un million de musulmans est de la pure folie. Que des syndicats puissent arrêter le pays pour un oui ou un non, les gens n'acceptent plus. Que les partis se mêlent de la gestion de la SNCB, une société en faillite depuis des décennies, n'est plus acceptée. Que des centaines d'intercommunales avec de milliers de mandataires politiques ont été créé pour soustirer de l'argent aux gens par des énergies hors prix est inacceptable. Et la liste est encore longue.

  • Posté par Weissenberg André, vendredi 27 octobre 2017, 15:51

    Si, avant de proposer ou de voter quoi que ce soit, les politiques consultaient un tant soit peu autour d'eux les gens "normaux" (et pas seulement leurs collaborateurs ou leurs proches!), en expliquant les tenants et les aboutissants, ils auraient encore bien d'autres surprises. Le citoyen ne supporte plus d'être pressuré de toutes parts pour défrayer les lubies de certains politiques (cfr, par exemple, le piétonnier-Mayeur ...). Il ne supporte plus non plus qu'on lui complique sans cesse la vie, alors qu'il peine déjà à s'y retrouver et qu'il parvient tout juste à nouer les deux bouts. Pensez à l'affaire des panneaux PV ou à la facture énergétique qui ne cesse d'augmenter alors que gaz et électricité n'ont jamais été aussi bon marché! La prochaine source de conflit important entre le politique et le citoyen vient tout juste d'être programmée (suppression du siesel et restrictions de circulation des véhicules diesel), dans la logique anti-voiture partagée par beaucoup de politiques mais pas par les citoyens!

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