Catalogne: Puigdemont et d’autres leaders indépendantistes poursuivis par Madrid

Catalogne: Puigdemont et d’autres leaders indépendantistes poursuivis par Madrid

Depuis Barcelone

Le couperet est tombé pour l’exécuitf catalan. Le procureur général de l’Etat espagnol José Manuel Maza a annoncé ce lundi la poursuite des responsables de la déclaration unilatérale d’indépendance proclamée ce vendredi pour rébellion, sédition et malversation.

L’accusation vise entre autres, le président destitué catalan Carles Puigdemont et la présidente destituée du Parlement de Catalogne Carme Forcadell. On ignore pour le moment si le procureur réclamera la prison préventive contre certains responsables politiques. Reste dorénavant à savoir si le tribunal de l’Audience nationale à Madrid jugera la plainte du procureur général recevable.

Au lendemain de la grande manifestation pro unité qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes à Barcelone, la Catalogne se réveille sous administration directe du gouvernement de Mariano Rajoy. Avec une interrogation: les dirigeants séparatistes destitués après la déclaration d’indépendance de vendredi vont-il résister en regagnant leurs bureaux ?

Au travail...

Sur la place Sant Jaume ce lundi matin, devant le palais de la Généralité, une nuée de journalistes attendait avec impatience un signe du président catalan destitué Carles Puigdemont. Les agendas des membres du gouvernement destitué sont vierges ce lundi.

L’ex-ministre catalan des infrastructures, travaux publics et transport Josep Rull a de son côté brisé le silence en postant un cliché sur Twitter le montrant assis à son bureau ce matin. «Au bureau, pour assumer les responsabilités que nous a confiées le peuple de Catalogne », peut-on lire en légende. 45 minutes après avoir posté la photo, Rull a quitté son bureau, officiellement pour « assister à une réunion du Parti démocrate européen catalan ». Soulignons toutefois que sa décision coïncide avec une déclaration de Madrid indiquant que les ministres destitués qui se rendraient à leur bureau dans un autre but que celui de récupérer leurs effets personnels commettraient un crime après l’application de l’article 155.

Le parti indépendantiste CUP, par le voix du député Benet Salellas, a affirmé que le gouvernement catalan (dont il ne faisait pas partie) n’est « pas prêt » pour assumer l’indépendance unilatérale : « Il n’existe pas de structures préparées pour cette éventualité ».

 
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