Profondeville: projet de logements au Marteau Longe

Le château de Marteau Longe, qui se trouve dans les publications du Patrimoine wallon, est dans un état pitoyable. © V.L.
Le château de Marteau Longe, qui se trouve dans les publications du Patrimoine wallon, est dans un état pitoyable. © V.L. - V.L.

Le Château de Marteau Longe, situé route de Floreffe à Arbre (Profondeville), est inoccupé depuis plusieurs années. Plusieurs personnes se sont portées acquéreurs, mais les projets n’ont jamais abouti.

Ce bâtiment construit en 1630, qui avait autrefois fière allure, intéresse actuellement fortement Stéphane Jourdain, un homme d’affaires bruxellois. Il voudrait en faire des logements et, par la même occasion, rénover le moulin.

Mais il se demande s’il ne va pas faire marche arrière. « Nous voulions démolir en urgence les parties les plus dangereuses du site grâce à un arrêté de police. Elles seront remplacées par un bâtiment à appartements de moyenne gamme. On aurait aussi fait murer les fenêtres et placé une toiture provisoire, et sécurisé le moulin et les bâtiments. Les lieux sont squattés et vandalisés. Mais la commune n’a pas pris la décision de le faire. Le fonctionnaire délégué voulait commencer à démolir dans le cadre d’un permis. »

Soit, entamer le chantier dans les règles.

Pour Stéphane Jourdain, cette démolition doit se faire rapidement. « Entamer un chantier alors que des bâtiments menacent de s’écrouler, c’est trop dangereux. Se lancer dans un tel projet, cela ne fonctionne que si on se sent soutenu. Si c’est pour sentir qu’il y a de la méfiance, ce n’est pas la peine. L’échevine, Florence Lechat, était pourtant partante, mais le bourgmestre était plus frileux. Elle est donc revenue sur ce qu’elle a dit et m’a répondu que le dossier était trop délicat, à un an des élections, cela veut dire ce que ça veut dire. »

La 1re échevine surprise

Nous avons contacté Florence Lechat, 1re échevine en charge de l’aménagement du territoire, qui avoue être surprise par la réaction de l’homme d’affaires. « Le point a été abordé en collège et est passé. Nous avons décidé d’accepter sa proposition. »

Mais la commune ne peut en effet pas accéder à sa demande de démolition. « Il suffit qu’il y ait une demande de permis, cela peut aller vite. Ce n’est pas incompatible. On ne peut pas démolir les bâtiments car ils se trouvent dans les publications du Patrimoine wallon, ils ont une valeur architecturale. La démolition est donc conditionnée par le permis d’urbanisme. Mais on ne comprend pas pourquoi ça le stopperait. S’il démolit ces bâtiments avant, on n’est pas sûr de ce qu’il va reconstruire », explique l’échevine.

Jusqu’ici, aucun autre entrepreneur ne s’est intéressé à ce château.

 
 
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