Beau succès pour la pendulette Fabergé

Lot 138 : 143.750 livres ont été proposées pour cette pièce d’horlogerie, style Fabergé du début du XX e  siècle.
Lot 138 : 143.750 livres ont été proposées pour cette pièce d’horlogerie, style Fabergé du début du XX e siècle. - Sotheby’s / Art digital studio

Cette maison de prestige a fait notamment les beaux jours de la Tefaf de Maastricht, où les visiteurs de la plus grande foire généraliste du monde se délectent chaque année des bijoux, tabatières, miniatures et autres pièces d’argenterie présentes sur son stand. Mais comme dans bien d’autres domaines, rien n’est immuable et c’est sans doute avec amertume que le management de l’entreprise familiale s’est résolu en 2015 à quitter ses locaux historiques du 139 Bond Street ; et ce pour mieux s’installer début 2017 au second étage d’une demeure sise 26 Bruton Street à Mayfair.

Dans un article publié par l’Antique Trade Gazette, Nicolas Norton donnait une raison toute simple à ce déménagement vers un espace plus modeste qu’auparavant : à plus de septante ans, lui et les autres dirigeants de S. J. Phillips (son frère et un cousin) ressentaient le besoin de lever un peu le pied, via un outil moins important. Surtout que la relève n’est apparemment pas encore vraiment assurée… L’annonce par Sotheby’s de la dispersion en date du 18 octobre d’une bonne partie de leur stock s’inscrivait dès lors dans cette logique. Néanmoins, sur les 260 lots estampillés « S. J. Phillips » à être proposés aux enchérisseurs ce jour-là, seuls un tout petit peu moins de 200 ont trouvé preneur, pour un montant global de 1,6 million de livres sterling ; les échecs rencontrés par un collier de diamants exécuté au début du XXe siècle dans le « Garland Style » (240.000-280.000 livres) ou un imposant plateau en argent doré d’époque George III (150.000-200.000 livres) ayant appartenu à John James Hamilton, premier marquis d’Abercorn, ont ainsi pesé assez lourd dans la balance. Il est vrai que certains vendeurs professionnels ont parfois des difficultés à accepter des estimations réalistes…

Contre toute attente, c’est donc une petite (11,5 cm de haut) pièce d’horlogerie à décor d’émail rouge vif (la plus difficile à produire parmi les 145 teintes figurant au catalogue de Fabergé) et monture en or qui a réalisé au final le meilleur résultat de la vente. Estimée entre 120.000 et 180.000 livres, celle-ci avait vraisemblablement été produite à Saint-Pétersbourg entre 1908 et 1913 par Henrik Wigström, un Finlandais impliqué dans la plupart des œufs impériaux ayant fait la réputation de Karl Fabergé.

Le 18 octobre, une livre valait 1,12 euro.

 

Une coupe et son couvercle en argent doré, fabrication hongroise, vendus 106.250 livres

Alors que sa fourchette d’estimation ne courrait « que » entre 25.000 et 30.000 livres sterling, cette coupe hongroise datant du milieu du XVIe siècle s’est hissée sur la seconde marche du podium lors de la vente « S. J. Phillips : A Bond Street Legacy ». D’après Sotheby’s, des exemplaires assez similaires se trouvent dans des collections prestigieuses, comme par exemple celle de l’Hungarian National Museum de Budapest ou du prince de Starhemberg.

 

Un collier datant du milieu du XIXe siècle, vendu 50.000 livres

Quoique vénéré depuis des lustres comme un symbole d’immortalité et de renaissance, le serpent connut un regain d’intérêt dans le second quart du XIXe siècle, lorsque la reine Victoria en personne fit sa première apparition au Parlement en 1837 avec un bracelet figurant ce reptile. Trois ans plus tard, le prince Albert lui offrit d’ailleurs une bague de fiançailles serpentine pour sceller leur amour. Tout en émaux de différentes couleurs et avec deux rubis en guise d’yeux, ce collier était quant à lui attendu par Sotheby’s entre 50.000 et 70.000 livres.

 

Un service à dessert, par Jean-Jacques Kirstein, vendu 50.000 livres

Comportant douze cuillères à dessert pour autant de fourchettes, de couteaux et de cuillères à thé, ce service Louis XVI en vermeil avait été créé vers 1788-89 par Jean-Jacques Kirstein, un orfèvre de Strasbourg dont le Metropolitan Museum of Art de New York possède plusieurs réalisations. D’une valeur estimée au départ entre 10.000 et 15.000 livres, l’on y retrouvait les armoiries de Claude-Charles de Mostuéjouls, dernier prieur de Catus (en Occitanie), un proche de Louis XVIII qui fut nommé en 1771 premier aumônier de Madame, comtesse de Provence et belle-sœur du monarque.

 

 
 
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