L’ambassadeur d’Espagne en France évoque un mandat d’arrêt international à l’encontre de Puigdemont

Dans cet article
© EPA
© EPA

Des dirigeants sécessionnistes catalans se sont présentés jeudi à Madrid au tribunal pour être entendus par des juges qui pourraient les inculper pour rébellion, sans leur chef Carles Puigdemont qui dénonce depuis Bruxelles un «  procès politique ». Des 14 membres du gouvernement destitué cités à comparaître, cinq manquaient à l’appel, dont Carles Puigdemont, en Belgique depuis lundi.

Le numéro deux du gouvernement, Oriol Junqueras, est arrivé le premier à l’Audience nationale, suivi de huit autres «  ministres », accompagnés de loin par quelques dizaines de manifestants qui criaient «  vous n’êtes pas seuls » en catalan. Peu après, la présidente du Parlement Carme Forcadell et cinq membres sont arrivés à la Cour suprême voisine, compétente dans leur cas en raison de leur privilège parlementaire. L’audition des députés indépendantistes a été ajournée au 9 novembre prochain.

De lourdes charges pèsent sur les indépendantistes

L’ambassadeur d’Espagne en France a déclaré ce jeudi matin sur France Inter que « si Puigdemont ne rentre pas en Espagne, un mandat d’arrêt international sera alors lancé contre lui ».

Le procureur général de l’État demande que tous soient inculpés pour détournement de fonds publics, sédition et rébellion, les deux derniers délits étant passibles de peines maximales de 15 et 30 ans de prison. Il les accuse d’avoir encouragé «  un mouvement d’insurrection active » au sein de la population catalane pour parvenir à la sécession, en ignorant toutes les décisions de la justice y compris l’interdiction d’organiser un référendum d’autodétermination le 1er octobre dernier. S’ils suivent les réquisitions du parquet, les juges peuvent non seulement les inculper mais ordonner leur détention préventive.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous