Puigdemont et ses 4 anciens ministres se sont présentés à la police fédérale ce dimanche matin

Les cinq personnes recherchées par l’Espagne se sont présentées d’elles-mêmes dimanche matin à la police judiciaire fédérale à Bruxelles et ont été privées de liberté à 9H17, a indiqué dimanche à 14H le porte-parole du parquet de Bruxelles Gilles Dejemeppe lors d’une conférence de presse. Elles sont pour l’instant privées de liberté pour un maximum de 24 heures. En présence de leurs avocats, le président démis du gouvernement catalan Carles Puigdemont et ses quatre ex-ministres se sont vus signifier les mandats d’arrêt européens. Ils ont été escortés au Portalis, rue des Quatre-bras par la police.

Comme le veut la procédure, le parquet de Bruxelles va requérir un juge d’instruction, qui entendra les cinq intéressés dans le courant de l’après-midi. Ils ont fait le choix d’une procédure en néerlandais, a précisé le parquet. Le juge dispose d’un délai de 24 heures pour prendre une décision, soit jusqu’à lundi à 9H17. Il peut décider de délivrer ou non un mandat d’arrêt. Dans le cas de la délivrance d’un mandat d’arrêt, le juge peut décider d’une libération sous conditions ou d’un placement en détention. La décision sera communiquée par écrit, mais elle n’est pas attendue avant 22h dimanche.

Des faits passibles de 30 ans d’emprisonnement

La justice espagnole avait lancé vendredi un mandat d’arrêt européen contre le président catalan destitué Carles Puigdemont et quatre de ses « ministres » venus en Belgique, qui ont refusé de comparaître devant elle jeudi.

Les mandats d’arrêt ont été lancés aux motifs de « rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance à l’autorité », des faits passibles de 30 ans d’emprisonnement. Huit autres membres de l’ancien exécutif indépendantiste ont été incarcérés en Espagne jeudi. Un neuvième, Santi Vila, a été libéré après le paiement d’une caution de 50.000 euros. Il avait démissionné juste avant la déclaration d’indépendance.

 
 
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