Accueil Monde Europe

Jambon critique le comportement de Madrid dans la crise catalane: «Qu’ont-ils fait de mal?»

Le ministre suggère que l’Union européenne est partiale face aux événements en Catalogne.

Temps de lecture: 2 min

Le vice-premier ministre N-VA, Jan Jambon, a exprimé ce dimanche de lourdes interrogations à propos de la façon dont le gouvernement espagnol se comportait dans le dossier de la crise catalane. Il attend de l’Union européenne qu’elle se prononce à ce sujet, a-t-il expliqué sur le plateau de VTM. «  Lorsque la police est allée frapper des gens, on peut quand même se poser des questions. Lorsque l’État espagnol a enfermé deux leaders d’opinion, je me pose des questions. Et maintenant le gouvernement espagnol qui va agir à la place d’un gouvernement élu démocratiquement, des membres d’un gouvernement qui sont mis en prison… Qu’ont-ils fait de mal ? Simplement appliquer le mandat qu’ils ont reçu de leurs électeurs. Je me pose donc des questions », a-t-il déclaré.

À lire aussi Les dirigeants indépendantistes catalans en prison, «une honte»

Une Union européenne partiale selon Jambon

Le ministre s’interroge aussi sur l’attitude de l’Union européenne face aux événements en Catalogne, suggérant une forme de partialité dans le chef de celle-ci. «  Ce sont des choses qui se passent dans un État européen et je remarque que l’on se tait de tous côtés. Je me demande ce que l’Europe attend pour se prononcer. La même chose se produirait en Pologne ou en Hongrie, je pense qu’il y aurait d’autres réactions », a-t-il poursuivi.

À lire aussi Avec la demande d’extradition de Puigdemont, les hostilités judiciaires sont ouvertes

La communauté internationale doit veiller à ce que les dirigeants catalans poursuivis par la justice espagnole bénéficient d’un procès équitable, demande encore le nationaliste flamand. «  Il y a le droit espagnol mais aussi le droit international, la Convention européenne des droits de l’homme et d’autres choses encore. Et tout cela se trouve au-dessus du droit d’un État membre », a-t-il dit. Le ministre ne s’est pas concerté avec le Premier ministre avant de s’exprimer, a-t-il précisé.

 

À lire aussi Les cartes de Carles Puigdemont pour convaincre la justice belge

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

  • Posté par max Duchemin, dimanche 5 novembre 2017, 21:59

    Si on comprend bien les propos de Mr Jambon le pouvoir Judiciaire en 2017 chez nos voisins Ibères (non nationalistes) serait encore sous la coupole d'un pouvoir exécutif dictatorial et totalitaire, à l'instar d'un Franco ou d'un Mussolini... Graves accusations indignes d'un vice-premier ministre qui semble plutôt recherche le clash politique diplomatique que de se taire pour ne pas remettre de l'huile sur le feu que le senor Puigdemont à allumer en connaissance de cause ... C-à d: fracturer une population catalane de plus 4,7 millions de citoyens non nationalistes (sur + 6 millions), et violer, torpiller une Constitution démocratique d'une grande Nation de plus 47 millions de citoyens... Mais à sa décharge il est vrai qu'il n'a pas été concerter par le Premier ministre pour lui dire qu'il doit jouer au pompier diplomatique et non au pyromane arroseur d'huile d'olive de Catalogne... CQFD!

  • Posté par Rebts Jean-Louis, dimanche 5 novembre 2017, 21:24

    Une petite idée de ce qui se passerai en Belgique dans dix ans, sauf que la cause Catalane est compréhensible...la cause Flamande est beaucoup moins acceptable; le Flandre a été créé par de l'argent Wallon, au temps où la Flandre était un champ de patates et ou les Flamands, habitants à 25 ou 50 kms ne se comprenaient pas. Bref, il y as moins de 50 ans... Celui qui renie l'histoire.....

  • Posté par Vanhaelen Christine, dimanche 5 novembre 2017, 19:36

    Tentative d'influencer la justice ?

  • Posté par Bricourt Noela, dimanche 5 novembre 2017, 19:00

    Pas de soucis. Vous êtes un activiste; vous organisez des élections illégales; vous décrétez l'indépendance et vous créez ainsi le conflit et l'instabilité. Peu après, vous prenez la fuite à l'étranger et vous ne pouvez être jugé que par des politiciens en fonction de leur électorat et pas par un Tribunal démocratique. S'il y a arrestation, c'est justement en raison de cette fuite. Quant à la sanction éventuelle elle sera décidée sur la base d'une enquête et non pas sur pulsions comme certains semblent l'imaginer avec aussi des possibilités de recours.

  • Posté par Pierre Lison, dimanche 5 novembre 2017, 17:53

    «Les poursuites pénales, pour des opinions politiques certes en contradiction avec l’ordre constitutionnel espagnol, ne me semblent pas fondées au regard de nos standards de l’Etat de droit. On ne peut pas poursuivre des politiques parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans l’Etat dans lequel ils vivent.» Olivier Maingain

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Europe

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une