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Di Rupo sur la crise catalane: «Rajoy s’est comporté en franquiste autoritaire»

L’ancien Premier ministre jugerait choquant de mettre Carles Puigdemont en prison.

Temps de lecture: 1 min

Il serait choquant de mettre le président catalan destitué Carles Puigdemont en prison, estime le président du PS, Elio Di Rupo, qui compare par ailleurs l’attitude du Premier ministre espagnol Marino Rajoy à celle d’un «  franquiste autoritaire ».

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«  Je combats la politique de Puigdemont, mais je serais très choqué si la justice belge le mettait en prison. Retrouvons un minimum de dignité. Combattons l’indépendantisme, mais restons démocrates. Puigdemont a abusé de sa position mais Rajoy s’est comporté en franquiste autoritaire. Trouvons le chemin d’une Espagne davantage fédérale », a déclaré l’ancien Premier ministre sur le réseau Twitter.

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  • Posté par Philippe Petrussa, dimanche 5 novembre 2017, 23:29

    Au sujet des décisions de la justice belge, Di Rupo s'est toujours retranché derrière: "je ne commente pas les décisions de Justice". Pourquoi le faire maintenant?

  • Posté par Becky Madame, dimanche 5 novembre 2017, 21:59

    Il faut tout de même savoir que la loi 155 qui permet d'accuser et emprisonner Puigdemont en Espagne date de l'époque de Franco... C'est pour cela que Di Rupo parle de franquisme. Emprisonner quelqu'un pour "rébellion, sédition", c'est en effet digne d'une dictature. Nous devrions être très inquiets pour l'état de nos démocraties, si notre justice accepte ces motifs d'inculpation, je serais inquiète pour la démocratie dans notre pays. Pour ce qui est du fait que Puigdemont puisse créer une crise dans notre pays, normalement non. Selon une statistique lue dans un journal, seulement 10% des Flamands veulent vraiment la séparation de la Flandre de la Belgique, et que c'est pour cela que la NVA ne se montre pas ouvertement séparatiste. Nous devrions être cependant très inquiets pour la démocratie face à cette crise ! les commentaires ici m'inquiètent franchement ! Je ne suis pas vraiment pour l'indépendance de la Catalogne ( c'est aux Catalans à en décider après une campagne d'information éclairée et équilibrée), mais les enjeux pour nos démocraties de cette crise sont importants ! Si l'opinion publique accepte ces motifs d'inculpation, alors cela pourrait inciter d'autres pays à créer des lois liberticides de ce genre... Et le fait que peu d'entre nous réagissent aux violences policières subies par les Catalans est aussi inquiétant pour nos démocraties ! L'Espagne a clairement violé la Charte Européenne des Droits de l'Homme ! Restons vigilants et réagissons ! Cela nous concerne ! Cela signifie t il que maintenant, n'importe quel pays peut tabasser des citoyens pacifiques ?

  • Posté par Baudoux Dominique, dimanche 5 novembre 2017, 18:35

    Encore un qui devrait s'inscrire en première année de baccalauréat en droit, Di Rupo... Les principes constitutionnels de séparation des pouvoirs et d'indépendance de la justice, cela échappe à la pensée unique, Monsieur l'ex-premier ministre. Vous me le copierez cent fois, pour ne plus l'oublier.

  • Posté par Verkaeren Paul, dimanche 5 novembre 2017, 17:41

    nous n'avons pas à trouver "le chemin d'une Espagne davantage fédérale" , cela ne nous regarde pas (on a déjà assez d'emm. à faire fonctionner la Belgique fédérale héritée des PS/CD&V), par ailleurs il n'y a pas de mandat pour une délit d'opinion, mais bien pour des actes répréhensibles ! par ailleurs on ne le met pas en prison, mais en procès. Par ailleurs, le gouvernement Espagnol ne s'est pas comporté en "franquiste", mais en gouvernement. Curieux politiciens que ces politiciens belges, vertigineux raccourci pour se rendre intéressant.

  • Posté par Frere Marc, dimanche 5 novembre 2017, 17:39

    Décider de mettre ou pas Charles Puigdemont en prison est une décision de justice, pas une décision politique. Les politiques font les lois, les juges les appliquent. Si la loi est mal faite, il faut changer la loi. En Belgique, un homme politique élu jure fidélité au roi, aux lois et à la constitution du peuple belge; je suppose qu'il en est de même en Espagne. Monsieur Puigdemont n'a pas respecté les lois de son pays, et par là a renié son serment. En plus il n'a pas eu le courage d'affronter la justice de son pays pour y défendre ses idées. Ce n'est pas parce que la loi ne me convient pas que je peux ne pas la respecter. Monsieur Puigdemont a créé une crise dans son pays et risque de l'importer chez nous; si je pouvais décider je le mettrais directement menotté dans un avion pour Madrid. Mais c'est à la justice de décider, pas à moi, alors attendons la décision de justice et si cette décision est de le mettre en prison ou pas, je ne vois pas ce qu'il y aura de choquant.

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