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L’impôt des personnes physiques pourrait baisser

Deux options pour baisser les charges sur le travail : réduire les cotisations sociales ou alléger l’impôt des personnes physiques.

Temps de lecture: 3 min

C’est le cœur du tax shift, son objectif unique : réduire le coût du travail. En boucle : il y a évidemment consensus sur le principe d’une réduction du coût du travail puisque, on l’a dit, c’est l’objet du tax shift. Mais pas encore sur la manière de s’y prendre. Car il existe deux grandes « réductions du coût du travail » possibles, que l’on peut d’ailleurs combiner.

Une réduction des cotisations sociales. La première méthode, sans doute la plus évidente, est de réduire les cotisations sociales. Celles-ci sont dues par les employeurs et par les salariés. Le gouvernement Di Rupo a déjà pris d’importantes mesures en la matière. Ces dernières continuent à s’appliquer, si bien que les charges auront, au total, été réduites de 1,35 milliard à l’horizon 2019. L’accord de gouvernement prévoit déjà un pas supplémentaire : la baisse des cotisations sociales patronales, qui devraient passer de 33 à 25 % d’ici à la fin de la législature. Des deux baisses majeures déjà engrangées font dire à certains qu’une nouvelle baisse des charges de cette nature ne s’impose pas. D’autres ne sont pas de cet avis, et les réduiraient encore volontiers, quitte à combiner cette mesure avec d’autres manières de baisser les charges sur le travail : via l’impôt des personnes physiques.

Un allégement de la fiscalité sur le travail. L’autre grande manière d’alléger la charge fiscale, c’est de « soulager » les gens qui travaillent, cela via leur déclaration fiscale. Là aussi, il y a des variantes. Au gouvernement, certains plaident pour une hausse de la quotité forfaitaire exemptée d’impôt. Il s’agit de la première tranche de revenus, sur laquelle aucune imposition ne s’applique. Actuellement, le montant est de 7.070 euros. L’idée serait de faire passer ce montant au niveau du revenu d’insertion, qui tourne actuellement autour des 13.000 euros. Autre façon de procéder, qui a aussi ses partisans au fédéral : revoir les barèmes fiscaux. Les possibilités sont infinies, mais en enlevant un ou deux barèmes, on peut permettre à une partie de la population de payer moins d’impôts, tout en maintenant un taux élevé pour les plus hauts salaires.

Difficile à ce stade de chiffrer ces réductions de charges. Les partis, en effet, ne s’entendent pas sur l’ampleur du tax shift. Les partisans d’un tax shift léger (VLD en tête) parlent de deux milliards d’euros de baisses de charges à compenser. Les plus optimistes, que l’on trouve au MR et au CD&V évoquent plutôt un montant de 5 milliards.

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