Puigdemont remercie ses «amis de la N-VA à ses côtés aujourd’hui» à Bruxelles (vidéos)

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Carles Puigdemont a commencé son discours en « remerciant particulièrement ses amis de la N-VA qui sont à ses côtés aujourd’hui » au Bozar à Bruxelles. Le président catalan destitué a également critiqué l’UE pour son soutien au «  coup d’État » intenté selon lui par le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy contre sa région, mise sous tutelle depuis fin octobre. «  Accepterez-vous le résultat du vote des Catalans (le 21 décembre, ndlr) ou allez-vous continuer à aider M. Rajoy dans ce coup d’État ? », a-t-il lancé aux présidents de la Commission et du Parlement européens.

Le président indépendantiste catalan est arrivé à Bozar vers 17h30, acclamé par plus de 200 bourgmestres qui ont fait le voyage depuis l’Espagne, mardi. Ils souhaitent expliquer leur position en faveur de l’indépendance de la région de Catalogne et exprimer leur soutien au président déchu ainsi qu’aux quatre ministres en exil à Bruxelles. Ils souhaitent aussi montrer qu’ils sont pro-européens en se rassemblant au cœur de l’Europe, ont-ils indiqué.

Ce mardi, quelque 200 maires indépendantistes catalans ont manifesté dans le quartier des institutions européennes aux cris de « Llibertat ! » (« Liberté ! »), en brandissant une pancarte exigeant la libération des «  prisonniers politiques ». Face à eux, une quinzaine de personnes manifestait pour «  l’unité de l’Espagne ».

Le président catalan destitué a également lancé un appel à l’unité des siens à Barcelone où les partis séparatistes doivent en principe décider mardi s’ils reconduisent la coalition qui les a portés au pouvoir. Les partis doivent faire savoir ce mardi à minuit à la commission électorale s’ils entendent former des coalitions pour les élections régionales du 21 décembre, imposées en Catalogne par le gouvernement central pour tenter d’apaiser la crise qui avait débouché sur une déclaration unilatérale d’indépendance le 27 octobre.

Puigdemont face à la justice espagnole

Huit des 13 ministres-conseillers de l’exécutif régional destitué par Madrid sont écroués après avoir été inculpés notamment pour rébellion, sédition et détournements de fonds publics. Carles Puigdemont est également visé par ces poursuites, mais il se trouve à Bruxelles avec quatre autres membres de son gouvernement, dans l’attente de l’examen par la justice belge d’un mandat d’arrêt international émis par l’Espagne.

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