Charles Michel à la Chambre: «Il y a une crise politique en Espagne, pas en Belgique!»

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En commission de l’Intérieur à la Chambre, interpellé par les députés, Charles Michel a expliqué, en synthèse, à propos de la crise catalane et la présence de Carles Puigdemont en Belgique : « À propos de M. Puigdemont, aucune démarche n’a été entreprise par le gouvernement belge pour susciter sa venue sur notre territoire. Dès que nous avons eu toutes les clarifications à ce propos, j’ai exprimé avec netteté la position du gouvernement belge, celle de l’État de droit, respectant les droits et devoirs de tout citoyen ».

Charles Michel ajoute : « Il y a une crise politique en Espagne, pas en Belgique. Cette crise catalane a bien sûr généré une série de commentaires dans la majorité comme l’opposition, et dans les médias, mais cela ne m’impressionne pas, et, pour notre part, nous avons immédiatement lancé un appel au dialogue en Espagne entre les acteurs politiques. Le dialogue est essentiel, c’est mon intime conviction, basée notamment sur notre expérience en Belgique et nos discussions communautaires ».

Aucune interférence dans la procédure judiciaire

Le Premier ministre ponctue toujours à propos du dossier catalan : « Certes, il y a eu un rebond judiciaire en Espagne comme en Belgique, mais ce rebond judiciaire ne sera pas une affaire de gouvernement, je veillerai à ce qu’il n’y ait pas d’interférence dans le principe de la séparation des pouvoirs. Pour le reste, je réaffirme que notre diplomatie est solide et efficace sous la direction de notre ministre des Affaires étrangères, nous avons des interlocuteurs au plus haut niveau en Europe et en Espagne. Enfin, je reprends mon message principal : l’importance du dialogue politique ».

Avant cela, Julie Fernandez Fernandez (PS), Benoît Hellings (Ecolo), Catherine Fonck (CDH), Marco Van Hees (PTB), Olivier Maingain (Défi), avaient interpellé le chef du gouvernement, dénonçant notamment le « mégaphone N-VA », en substance la cacophonie dans la majorité. Olivier Maingain : « Vos ministres N-VA font des déclarations fracassantes, ils font la leçon, mais qui sont-ils ? Leur président Bart De Wever a serré la main à un fasciste, Jean-Marie Le Pen, et Theo Francken va à l’anniversaire d’un collaborateur… Non, les fanatiques de la N-VA font courir un risque à la Belgique, pour sa place en Europe ! ».

 
 
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