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Charles Michel à la Chambre: «Il y a une crise politique en Espagne, pas en Belgique!»

Attaqué par l’opposition, le Premier ministre s’explique à la Chambre sur la position de la Belgique dans la crise catalane.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

En commission de l’Intérieur à la Chambre, interpellé par les députés, Charles Michel a expliqué, en synthèse, à propos de la crise catalane et la présence de Carles Puigdemont en Belgique : « À propos de M. Puigdemont, aucune démarche n’a été entreprise par le gouvernement belge pour susciter sa venue sur notre territoire. Dès que nous avons eu toutes les clarifications à ce propos, j’ai exprimé avec netteté la position du gouvernement belge, celle de l’État de droit, respectant les droits et devoirs de tout citoyen ».

Charles Michel ajoute : « Il y a une crise politique en Espagne, pas en Belgique. Cette crise catalane a bien sûr généré une série de commentaires dans la majorité comme l’opposition, et dans les médias, mais cela ne m’impressionne pas, et, pour notre part, nous avons immédiatement lancé un appel au dialogue en Espagne entre les acteurs politiques. Le dialogue est essentiel, c’est mon intime conviction, basée notamment sur notre expérience en Belgique et nos discussions communautaires ».

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Aucune interférence dans la procédure judiciaire

Le Premier ministre ponctue toujours à propos du dossier catalan : « Certes, il y a eu un rebond judiciaire en Espagne comme en Belgique, mais ce rebond judiciaire ne sera pas une affaire de gouvernement, je veillerai à ce qu’il n’y ait pas d’interférence dans le principe de la séparation des pouvoirs. Pour le reste, je réaffirme que notre diplomatie est solide et efficace sous la direction de notre ministre des Affaires étrangères, nous avons des interlocuteurs au plus haut niveau en Europe et en Espagne. Enfin, je reprends mon message principal : l’importance du dialogue politique ».

Avant cela, Julie Fernandez Fernandez (PS), Benoît Hellings (Ecolo), Catherine Fonck (CDH), Marco Van Hees (PTB), Olivier Maingain (Défi), avaient interpellé le chef du gouvernement, dénonçant notamment le « mégaphone N-VA », en substance la cacophonie dans la majorité. Olivier Maingain : « Vos ministres N-VA font des déclarations fracassantes, ils font la leçon, mais qui sont-ils ? Leur président Bart De Wever a serré la main à un fasciste, Jean-Marie Le Pen, et Theo Francken va à l’anniversaire d’un collaborateur… Non, les fanatiques de la N-VA font courir un risque à la Belgique, pour sa place en Europe ! ».

 

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13 Commentaires

  • Posté par Lambotte Serge, mercredi 8 novembre 2017, 18:21

    c'est la NVA qui lui a dit de le dire!

  • Posté par Van Obberghen Paul, mercredi 8 novembre 2017, 17:58

    Olivier Maingain: "ils font la leçon (la NVA), mais qui sont-ils?" Rien moins que le parti qui a le plus grand nombre de sièges au parlement BELGE et qui les ont obtenus par la voix démocratique alors que vos accusations était déjà bien connues. Encore qu'en l'occurence, l'affirmation n'est pas nuancée (c'est le moins qu'on puisse en dire). A propos, Mr. Maingain, combien de sièges vous avez déjà, au parlement belge? C'est bien ce que je pensais...

  • Posté par Rebts Jean-Louis, jeudi 9 novembre 2017, 9:03

    Même si vos potes les électeurs de la NVA sont les plus nombreux en terre provisoirement Belge, ils représentent le Côté Obscur de la force, ceux qui ont oubliés que la Flandre a été développée avec du pognon WALLON, ceux qui ne sont pas dérangés par le passé pour le moins trouble de l'extrême droite Flamande. Bref, que du beau monde... Et bien moi, cela me dérange d'être traité de profiteur, de fainéant par des moins que rien placés à des postes à responsabilités par d'anciens collabos...

  • Posté par Jules Vandeweyer, mercredi 8 novembre 2017, 16:55

    Quand on s'aplatit à ce point devant les exactions répétées de la NVA ( passez votre chemin, il n'y a rien à voir. Dormez bien, Charles veille). Ce n'est pas de la bonne gouvernance, c'est de la non-gouvernance, de l'impuissance. Cependant, la Belgique va passer pour la poubelle de l'Europe ( On nous vend les indépendantistes catalans pour des champions de la démocratie, mais ce sont surtout des sous-nationalistes borderline comme la NVA). Et, on en a pour des mois, car la NVA en fera ses choux gras pour récupérer son électorat parti au Vlaams Belang. Un 2e ministre NVA, Van Overtveldt, critique déjà Madrid...

  • Posté par Burniat Walter, mercredi 8 novembre 2017, 15:31

    L'affaire "Puig-Puig" va faire "pschitt", à moins que la NV-A n'en redemande...

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