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Paradise Papers: impôt? Non, ce n’est pas un gros mot

Les révélations sur les Paradise Papers suscitent beaucoup de réactions. Qu’en serait-il, si tous les citoyens avec des moyens financiers importants optaient pour Monaco et ne payaient quasi plus d’impôts en Belgique?

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

S i vous aviez 50 millions d’euros, vous seriez aussi à Monaco ! Alors mettez un bémol sur vos Panama et Paradise Papers.  » Et si on prenait au mot cet internaute, qui nous interpellait hier après-midi, en allant au bout de son raisonnement ? Qu’en serait-il, ainsi, si tous les citoyens avec des moyens financiers importants optaient pour Monaco et ne payaient quasi plus d’impôts en Belgique ? Qui financerait les universités, la réparation des tunnels bruxellois, la police, les agents de quartier, les pompiers, la justice, etc., etc. ?

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10 Commentaires

  • Posté par Moeremans , mercredi 8 novembre 2017, 16:43

    La solution de ces injustices fiscales résulte exclusivement d'une volonté politique. Quels que soient les commentaires tronqués de certains, il n'existe aucune justification à la notion d'injustice. Suivant l'adage,"taxons les moins nantis car ils sont plus nombreux"... et dans le même temps, continuons à féliciter nos gloires nationales sportives et autres expatriés fictifs, notamment à Monaco, que l'on cite en exemple, qui ne règlent pas le moindre euro à l'état mais qui profitent des infrastructures belges financés par le bon peuple belge passif (Infrastructures routières, hôpitaux, cliniques, centre sportif, etc...).

  • Posté par Weissenberg André, mercredi 8 novembre 2017, 16:24

    En Belgique, si! C'est un très gros mot. Car trop d'impôt y tue l'impôt. Et on sait très bien ce qu'il faut penser de la sempiternelle rengaine "services publics", "infrastructures collectives", et autres pseudo justifications ou pseudo compensations supposées au niveau excessif d'imposition qui frappa les particuliers belges. C'est d'autant plus vrai qu'on peut constater tous les jours le décalage abyssal entre le discours et la réalité des choses: tunnels fermés faute d'entretien, factures d'énergie dont les composantes autres que la matière première explosent, arnaque des PV, etc ... Et on ne parle même pas ici des services fondamentaux, comme l'enseignement ou la justice, qu'est supposé assurer l'État (au sens large), et dont on connaît la désastreuse situation financière. Alors, il n'est pas étonnant qu'on finisse par se demander où passe l'impôt et par ne plus vouloir y contribuer, dès lors qu'on n'est plus du tout assuré qu'il sert bien l'intérêt général et pas les intérêts trop bien compris des hommes politiques qui décident de son affectation.

  • Posté par Christiane Bruneau, mercredi 8 novembre 2017, 15:52

    Bien sûr il faut un niveau d'impôts pour assurer le fonctionnement de l'Etat. Mais les hommes politiques dépensent sans compter puisque ce n'est pas leur argent (il suffit toujours de lever une petite taxe supplémentaire). Faut-il autant de ministres? Faut-il ces cabinets pléthoriques? faut-il autant d'administrateurs dans cette multitude d'organismes publics et para-publics? Quid de 7 ou 8 ministres qui se baladent en Inde ou en Chine? pourquoi accepter des salaires disproportionnés pour ces messieurs? Faut-il des consultants pour chaque question posée (consultants qui vont chercher les réponses dans une administration qui existe, elle)? Faut-il subsidier ces ASBL, ONG, bal du bourgmestre,etc dans la commune de l'homme politique ? pourquoi ne peut-on pas mieux contrôler les dépenses publiques? Pourquoi tant de scandales tournant toujours autour de l'accaparement de fonds par des personnes politisées? etc.etc. Puisque ceux qui piquent dans la caisse sans vergogne mais légalement ne sont pas remis sur le bon chemin, on continuera à essayer de se protéger tout aussi légalement de ces pompes à fric!

  • Posté par Arnould Philippe, mercredi 8 novembre 2017, 15:31

    3/ En effet, il y a des cas d'illégalité. Mais la majorité des noms ici font bien dans la légalité. 4/ la Belgique a un des taux les plus élevés au monde. Et il y a bien des façons pour améliorer la gestion du denier public. Sans compter l'effet Laffer. 5/ On appelle ça la réalité de la politique. Il y a la question des intentions, et la question des résultats. Les règles sont les mêmes, mais la complexité, leur effet est différent. Aussi, la politique n'est pas une machine bien huilée et bienveillante, mais un truc d'opportunistes. Et ce qui est comique, c'est que vous vous plaignez du fait que de l'argent échappe à ces ordures. 6/ Et la marmotte… Dites, les médias… Ça fait longtemps qu'on sait ce que vous valez…

  • Posté par Arnould Philippe, mercredi 8 novembre 2017, 15:17

    Vol et extorsion ne sont pas des gros mots non plus.

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