Paradise Papers: Lewis Hamilton a privé le fisc belge de 370.000 euros

Lewis Hamilton à Spa, le 24 août 2017 © Belga
Lewis Hamilton à Spa, le 24 août 2017 © Belga

Après s’être offert un jet à 23 millions d’euros, en évitant la TVA, Lewis Hamilton a remis le couvert avec un « motorhome ». Une caravane hollywoodienne à 1,77 million que le champion du monde de F1 comptait utiliser pour « tous les Grands Prix européens ». Pour y loger et se relaxer.

L’histoire démarre le 29 juillet 2015. Un conseiller d’Hamilton contacte le fournisseur d’offshore Appleby à l’Île de Man, ainsi que le géant de la consultance E&Y. « Notre motorhome est presque prêt pour la livraison. Y a-t-il quelque chose à faire via l’Île de Man », écrit le conseiller dans l’un des 13,4 millions de documents des Paradise Papers. Le constructeur allemand Schuler est en train de fignoler sa caravane de luxe pour Hamilton. Rouge pétante, assortie au jet. La livraison du nouveau joujou est prévue dans trois semaines… en Belgique. Pour le Grand-Prix de Spa-Francorchamps.

La ruse mise sur pied est la suivante. D’abord, Hamilton crée une société basée à l’île de Man (Stealth Transportation Limited). L’avantage de cette île, c’est qu’elle fait partie de l’espace TVA européen (associée au Royaume-Uni), sans faire partie de l’Union. Ce qui permet à l’acheteur, lors d’une acquisition entre deux Etats membres, de ne pas payer directement la TVA au vendeur.

Une combine bien rodée permet ensuite au champion du monde de s’offrir son précieux « véhicule », grâce à un détour par le Royaume-Uni entre le Grand-Prix de Belgique et celui d’Italie.

Tous les détails sur Le Soir+

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les talents de démarcheur du Premier ministre britannique sont mis à l’épreuve avant le vote de samedi.

    Vote serré en vue sur l’accord Brexit

  2. «
Essayer de réparer les problèmes climatiques, je vois bien d’où ça vient, chez moi.»

    Les racines élémentaires de Cyril Dion: «Je me suis promis de ne jamais devenir un vieux con»

  3. En 2004, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet scellent une alliance qui écarte les libéraux du pouvoir au sud du pays. © Belga.

    Après 20 ans, Elio Di Rupo restitue un Parti socialiste debout et éreinté

La chronique
  • Hommage à la Catalogne

    Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

    Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

    Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

    L’Espagne, devenue...

    Lire la suite

  • Accord sur le Brexit: let it be…

    Lorsqu’est apparu jeudi matin « Accord sur le Brexit » sur nos écrans, c’est l’émotion d’abord qui s’est emparée de nous. Nous y voilà donc. Soudain, ce départ qui s’était transformé en un vaudeville avec de piètres acteurs et des portes de parlements qui claquent, devenait réalité. Et cela provoquait durant un court instant la stupéfaction, la tristesse, comme un sentiment de défaite mais surtout de perte. Comme si nous avions stupidement espéré que ces négociations allaient durer toujours, permettant de conserver « par...

    Lire la suite