François De Smet: «Francken assume sa politique et en fait même sa pub sur Twitter»

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François De Smet, directeur du centre fédéral Migration ©Bruno D’Alimonte / Le Soir
François De Smet, directeur du centre fédéral Migration ©Bruno D’Alimonte / Le Soir

Le gouvernement, N-VA en première ligne, a fait de l’éloignement la priorité de sa politique migratoire. Et malgré un début de législature essentiellement marqué par la gestion de la hausse soudaine du nombre de demandeurs d’asile, le secrétaire d’Etat, Theo Francken, n’a pas chômé pour construire son jeu, loi après loi. Vu l’importance grandissante que prend le dossier, le centre fédéral migration a décidé de consacrer dorénavant une publication propre au volet « Retour, détention et éloignement » de son rapport annuel. Un texte, présenté ce mercredi lors d’une rencontre à huis clos, au Sénat, devant les représentants du secteur.

Comme l’indiquait « Le Soir » ce jeudi, le centre s’interroge sur les coûts financiers et humains d’une telle mesure. François De Smet, directeur de Myria, estime qu’il n’y a pas de réelle augmentation dans les rapatriements directs.

Nous sommes « toujours à peu près à 4600 rapatriements par an et il y a à peu près le même nombre de retours volontaires », déclare-t-il au micro de la RTBF ce jeudi matin. Mais pourtant, les budgets augmentent. « On est passé de 63 millions dédicacés aux retours forcés en 2014 à 85 millions d’euros ».

« La N-VA n’a pas inventé les centres fermés »

François De Smet estime que si Francken fait autant de communication, c’est qu’il « veut montrer qu’il y a un infléchissement entre ce qu’il y avait avant et maintenant. Si, sur un bon nombre de dossiers il y a amplification, ce n’est pas non plus la N-VA qui a inventé les centres fermés ».

Le directeur de Myria est clair : c’est dans la communication du secrétaire d’Etat qu’il y a une rupture, pas dans les faits. « Theo Francken assume sa politique et en fait même la publicité sur Twitter. On a beau pas aimer le personnage, il faut reconnaître qu’il n’y a aucune hypocrisie entre ce qu’il dit, ce qu’il pense et ce qu’il fait ». En disant cela, François De Smet explique que ce n’était pas le cas de ses prédécesseurs qui avaient parfois une politique aussi ferme mais qui ne la mettaient pas en avant.

 
 
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