Arlon: la Revue «Arlonymous» et pas anonymous du tout

Après deux représentations le week-end dernier, la Revue Arlonaise remontera sur scène de la Maison de la Culture les 17 et 18 novembre, pour boucler sa 35e édition. Une édition baptisée « Arlonymous » mais il n’y a aucune similitude avec Anonymous. « Nous agissons à visage découvert sans crainte et sans honte », clamait en entrée Philippe Hornick, un des comédiens.

Le fil conducteur de la Revue repose toujours sur la critique et la moquerie, de gentille à piquante, des politiciens, des personnages publics, des ouvriers communaux, de la police et des commerçants, surtout, et d’institutions comme Vivalia, la résidence de la Knippchen et la SNCB, à l’instar d’un sketch envers nos voisins français (« En France, la grande ville la plus au sud, Marseille, est à 3h de la capitale. Pour nous, c’est aussi la même chose… ».

La Revue 2017 a aussi rendu hommage à trois personnalités disparues, Jacky Rappe, Norbert Poinsard, Léon Vincent, et le doyen Jadot qui a quitté ses fonctions il y a peu. Et pour ne pas terminer sur une note acerbe, elle a salué tous les Arlonais et Arlonaises qui ont été mis en évidence dans leurs spécialités culturelles ou sportives ces derniers mois.

La revue en images

La Revue surfe aussi sur les images. S’il y a de la musique live sur scène, Pierre Graas et Jean-Claude Jacob, auteurs des sketches, comptent de plus en plus sur la projection sur écran géant des têtes des personnes incriminées et sur de nombreuses coupures de presse qui illustrent le propos, voire sur des petits films comme celui, parodié, de la députée Carine Lecomte. Cela rend les choses compréhensibles pour tous ou cela constitue même le fil conducteur d’un sketch, comme celui interprété par… le fils du bourgmestre, Laurent Magnus. Un sketch utilisant des clichés montrant le visage figé de tous les élus arlonais. Le raccourci avec l’usage abondant de l’alcool était tout trouvé… Et en entrée, via un film des années 70, la Revue rappelle, nostalgie nostalgie, l’époque où la grand-rue n’était pas du tout piétonnière.

Alors, les politiques ont-ils été mis à mal, avec plus ou moins de virulence, car c’est quand même cela l’essence de la Revue ? Même si l’ex-bourgmestre Guy Larcier n’est plus directement sur la place, il reste une cible privilégiée. Le duo ne s’est jamais trop apprécié. Dark Larcior le dictateur est décrit dans Starlon Wars comme un ennemi de la force Magnus, défendant un PS risquant l’opposition. Pour le reste, s’il y a bien quelques flèches, tantôt insistantes, tantôt plus modérées, tous partis confondus, nous avons déjà connu une Revue plus virulente et mieux balancée dans son ensemble, pour la partie politique en tout cas, alors que l’apport musical, vocal et audio-visuel constitue un plus incontestable.

La Revue « Arlonymous » à la MCA les 17 et 18/11 à 20 h. www.larevuearlonaise.be

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Caroline Désir, ministre de l’Enseignement.

    Coronavirus: calme, vigilance et hygiène seront de mise dans les écoles pour la rentrée lundi

  2. d-20200129-3YKG2R 2020-01-29 15:26:34

    Brexit: l’Irlande a-t-elle crié victoire trop vite?

  3. Le controversé Roman Polanski, par qui le scandale est arrivé.

    Le petit monde du cinéma français prépare sa révolution

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite