Paradise Papers: Van Overtveldt veut empêcher que l’Etat investisse dans les paradis fiscaux

©Belga
©Belga

Le ministre des Finances Johan Van Overteveldt s’est engagé jeudi à la Chambre à prendre des mesures visant à éviter qu’à l’avenir l’Etat soutienne des investissements dans des paradis fiscaux.

La presse, dont « Le Soir », a révélé cette semaine que la Société belge d’investissement (SBI), détenue à 64 % par l’État belge via la Société fédérale de Participation et d’Investissement (SFPI), apparaît dans les « Paradise Papers ». Celle-ci détient un intérêt financier dans une société nommée « Infra Asia Development (Vietnam) Limited », immatriculée aux îles Vierges britanniques, juridiction qui figure sur la liste noire belge des paradis fiscaux.

Faire immédiatement « toute la lumière »

«  Cela ne va pas », a indiqué le ministre N-VA, rappelant l’historique du dossier qui date de la fin des années ’90. «  J’ai immédiatement demandé à la SBI et à la SFPI de faire toute la lumière sur l’historique dans ce dossier afin que les faits soient connus en détail et les responsabilités soient établies clairement ».

Après l’analyse, sera venu le temps des conclusions. «  Je peux en tout cas vous assurer que des mesures seront prises afin de mettre fin à l’avenir à ce genre de péripéties », a indiqué le ministre, promettant notamment que des moyens supplémentaires soient dégagés à cette fin.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. 50710002

    Coronavirus: l’Italie sous cloche pour contenir l’épidémie, l’angoisse monte

  2. François Fillon et son épouse Penelope - ici, en décembre dernier -, risqent jusqu’à dix ans de prison.

    Face aux juges, François et Penelope Fillon risquent gros

  3. CULTURE AALST CARNIVAL ZONDAGSSTOET

    Alost: les mêmes caricatures antisémites en 2020, quel avenir pour ce carnaval?

La chronique
  • Lettre d’Europe: le continent englouti ou le souvenir du Doggerland

    L’Europe fut autrefois un lieu très différent, géographiquement parlant. Jusqu’à il y a huit mille ans, une bande de terre désormais engloutie appelée Doggerland unissait l’actuelle Grande-Bretagne au continent. Si cet endroit reste très difficile à étudier avec les moyens techniques actuels, des passionnés consacrent tout leur temps libre à la recherche de traces humaines sur cet immense territoire aujourd’hui recouvert par la mer – l’année dernière, l’auteure britannique Julia Blackburn leur a dédié un livre illustré intitulé Time Song : Journeys in Search of a Submerged Land .

    Des pêcheurs de la mer du Nord ont retrouvé des os de mammouth, de nombreux vestiges archéologiques sont apparus sur les plages, et des traces d’êtres humains ont même été observées sur les fonds marins. La montée du niveau de la mer survenue à la fin de la dernière glaciation a inondé cet espace et créé une terre fantôme. Cet Atlantide de la Préhistoire constitue une preuve irréfutable s’il en est de l’impact qu’a pu...

    Lire la suite

  • Alost, où le permis de rire rivalise avec la banalisation

    Alost a donc fait de la résistance, les carnavaliers et beaucoup d’Alostois revendiquant le « droit de rire de tout » après s’être placée sous la loupe mondiale en raison des caricatures antisémites admises lors de son carnaval de 2019. Ce dimanche, le trait a encore été forcé. Les personnages contestés de l’an dernier ont été réinjectés dans d’autres scénarisations. La figure séculaire du Juif avare, spéculateur, manipulateur, a encore été amplifiée en raison de la mise en cause universelle de ce sens de l’humour alostois...

    Lire la suite