Chez Lampiris, toutes les voitures de société seront électriques

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P lus aucun véhicule à moteur thermique n’entrera dans notre flotte de voitures de société ». C’est l’engagement pris par Gaëtan Mondet, le directeur général du fournisseur de gaz et d’électricité Lampiris. Le renouvellement s’effectuera au rythme de la fin des contrats de leasing. D’ici quatre ans, toute la flotte, soit une centaine de véhicules, roulera à l’électricité. Même si de plus en plus d’entreprises intègrent des véhicules propres dans leur flotte, il est rare de voir des firmes de cette taille se convertir totalement à ce type d’énergie et ne plus laisser le choix à leurs employés.

« Les réactions du personnel ont été globalement positives, souligne Gaëtan Mondet. Certaines personnes ont émis des réserves. Pour des questions d’autonomie ou de types de véhicules encore inexistants (voitures familiales pour 3-4 enfants), elles préfèrent ne pas encore franchir le pas. On a trouvé des solutions. On veut y aller progressivement. Si elles sont en fin de contrat, on leur propose de récupérer le véhicule d’un collègue prêt à passer tout de suite à l’électrique bien que son leasing court encore quelques années. On a une liste assez longue de volontaires. On sait que c’est une situation temporaire. Dans quatre ans, il y aura un choix tel sur le marché qu’il n’y aura plus aucune barrière à l’électrique ».

Coût neutre

Pour l’entreprise, le coût de l’opération est neutre. « Les véhicules électriques sont plus onéreux à l’achat mais si vous prenez en compte le coût total durant la période de vie, cela revient au même qu’un véhicule classique puisqu’en matière de fiscalité, de consommation et d’entretiens, les coûts sont moindres ».

Cette décision de Lampiris est une manière de s’afficher comme précurseur mais aussi d’avoir un laboratoire en interne. « Cela va nous permettre d’expérimenter ce que nos clients vivent au jour le jour avec les points positifs mais aussi négatifs et de mieux comprendre les besoins ».

L’électrification des véhicules est une opportunité de taille pour les fournisseurs d’électricité. Selon Lampiris, la consommation d’un ménage qui passe à ce type de véhicule et qui recharge à domicile double purement et simplement.

Lever les obstacles

En mai, l’entreprise a lancé des initiatives visant à lever les obstacles auxquels sont confrontées les entreprises désirant convertir leur flotte de véhicules à l’électrique. La facturation par exemple. 85 % des rechargements de voitures électriques se font au bureau mais aussi à la maison. L’employé qui avait l’habitude de voir sa consommation de carburant payée par la firme ne voulait pas, en passant à l’électrique, voir sa facture personnelle d’électricité s’envoler. Lampiris a donc mis en place un système qui fait la distinction entre la consommation liée au ménage et celle liée à la voiture. Pour cette deuxième catégorie, la facture est directement envoyée à l’employeur. Le fournisseur d’énergie a aussi développé une « carte électricité » sur le modèle des cartes essence qui permet aux travailleurs de recharger leurs véhicules dans les stations autoroutières sur le compte de leur employeur. La maison-mère de Lampiris, Total, a déjà une longueur d’avance en la matière. Elle possède 30 % des 129 chargeurs rapides qui équipent les stations autoroutières belges.

Pour attirer ces nouveaux clients, les fournisseurs d’électricité jouent aussi sur les prix. Chez Lampiris, les propriétaires d’un véhicule équipé d’une prise obtiennent gratuitement jusqu’à la fin de l’année l’équivalent en électricité des 10.000 premiers kilomètres. Son concurrent Engie Electrabel a lancé de son côté le mois dernier « Drive », la première formule tarifaire adaptée aux propriétaires de véhicules électriques.

 
 
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