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Betway épinglé par les Paradise Papers: la Pro League ne remet pas en cause la «fiabilité» de son sponsor

La société de paris sportifs en ligne se finance via des paradis fiscaux.

Temps de lecture: 2 min

Les Paradise Papers permettent de jeter un regard neuf sur Betway, le site de paris en ligne. Liens indirects avec la mafia, tentative de piratage, démarchage illégal de joueurs compulsifs, la « bonne réputation » de Betway ne saute pas vraiment aux yeux.

« Betway a reçu une licence officielle de paris sportifs par l’intermédiaire de la Commission des jeux de hasard et il ne nous appartient pas de remettre en question leur fiabilité », rétorque la Pro League qui a conclu un accord de sponsoring de la Coupe de Belgique en septembre 2016. Anderlecht, qui a également conclu un partenariat, dit la même chose. Mais la Commission des jeux de hasard ne sait pas non plus qui se cache derrière Betway.

Implantée à Malte, Betway Limited est pilotée par deux directeurs, Richard Akitt et Jacob Visser. À leur côté : Anthony Axisa, l’homme qui a écrit les lois maltaises sur le jeu en ligne… avant d’en faire son business comme conseiller. Un homme qui aurait contribué aux transferts d’actifs vers Malte d’une famille mafieuse italienne traquée par la justice du Royaume-Uni.

Derrière cette société maltaise, on trouve… Betway Group Limited, basée cette fois aux Îles vierges britanniques. Un paradis fiscal notoire, apprécié pour son opacité et sa discrétion.

Impossible de savoir ensuite qui détient cette société exotique qui, à la mi-décembre 2014, a injecté plus de 28 millions d’euros dans sa filiale maltaise, via une augmentation de capital.

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2 Commentaires

  • Posté par Burniat Walter, vendredi 10 novembre 2017, 15:39

    Quand on a vu la photo à Malte du siège de ce généreux sponsor, on ne peut être que solidaire avec les petits garagistes maltais au rideau baissé...HONTE sur le business foot, comme la F1 du champion du monde Hamilton kaikaikai...mans!

  • Posté par Delvaux Joelle, vendredi 10 novembre 2017, 14:20

    "la Pro League ne remet pas en cause la «fiabilité» de son sponsor" en fait il faut lire "ne tuons pas la poule aux oeufs d'or."

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