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Jeholet sur le départ de Louis Michel: «C’est très dur de faire de la politique aujourd’hui»

Invité du Grand Oral, le vice-président du gouvernement wallon définit les priorités de son action politique.

Rencontre - Temps de lecture: 4 min

Vice-président du gouvernement wallon, ministre en charge de l’emploi, de l’économie et aussi de la formation, Pierre-Yves Jeholet est ce samedi 11 novembre l’invité du Grand Oral RTBF-Le Soir sur La Première. Il réagit au départ annoncé de Louis Michel, à la coalition de gauche revendiquée par la FGTB en Wallonie, à la fin du plan Marshall. Il définit aussi les priorités de son action politique, notamment concernant le Forem et Nethys.

«  C’est très dur de faire de la politique aujourd’hui  », commente le ministre MR connu pour son franc parlé. «  Je suis quelqu’un de direct, je ne suis pas un hypocrite. Ce n’est pas ça la dureté des débats. C’est la vie politique, nous ne sommes pas des bisounours. Mais les réseaux sociaux eux peuvent détruire une carrière ou impacter l’entourage d’un homme ou d’une femme politique. On ne peut pas être indifférent à cela et à la médiatisation instantanée. On ne fait plus de la politique comme avant, avec le recul nécessaire  ».

Le plan Marshall

Le successeur de Jean-Claude Marcourt au portefeuille wallon de l’économie est aussi revenu sur la fin annoncée du plan Marshall, après 2019. «  Il y a déjà deux mois, j’ai dit que le plan Marshall n’était pas une vache sacrée. Moi, je ne suis pas un homme de plan. Ce que je veux, ce sont des mesures concrètes, pour nos entreprises, nos PME et nos indépendants. Dans le plan Marshall, il y a des choses positives. Par exemple, les pôles de compétitivité qui ont permis de décloisonner le monde de la recherche, de l’entreprise et de la formation. Je proposerai probablement un décret pour pérenniser les pôles de compétitivité. Par contre, il y a des tas de mesures, des effets d’aubaine, qui ont été cachetées, étiquetées plan Marshall alors qu’elles se passaient auparavant  ».

Et de conclure sur ce point : «  En 2019, le plan Marshall aura 15 ans. Malgré cet investissement-là, regardez les indicateurs wallons : je suis inquiet du taux d’emploi à 62 pourcents ! Il faut augmenter ce taux d’emploi. Si le plan Marshall avait été la panacée, on n’en discuterait pas aujourd’hui  ».

La coalition de gauche

Vice-président MR du gouvernement wallon, Pierre-Yves Jeholet commente aussi le soutien de la FGTB à une coalition de gauche associant le PTB, le PS et Ecolo. «  Si les recettes socialistes avaient marché, on continuerait avec ces recettes-là  », explique-t-il.

«  Laissez le MR proposer un certain nombre de mesures car ce n’est pas avec des mesures d’extrême gauche ou radicales qu’on va relever ou redresser la Wallonie. Si on veut redresser le taux d’emploi, ce n’est pas une majorité de gauche, d’extrême gauche ou radicale qu’on va y arriver  », insiste Pierre-Yves Jeholet. «  À ce sujet, je suis assez inquiet du silence de certains écolos. C’est une majorité de gauche où on est en train de suivre le PTB. Ça, pour les entreprises, c’est une peur invraisemblable  ! ».

Le Forem

Cette semaine, Pierre-Yves Jeholet s’est montré côte à côte avec Marie-Kristine Vanbockestal (administratrice générale du Forem, PS) pour présenter la nouvelle campagne du Forem auprès des entreprises. «  Le Forem, c’est 4600 personnes, 2,4 milliards d’euros, et donc c’est essentiel dans la politique d’emploi  », commence le ministre MR. «  En tant que ministre de l’emploi, je veux des indicateurs d’impact de remise au travail, pas des indicateurs de production. Je salue Marie-Kristine Vanbockestal. C’est une dame, commis de l’Etat, qui a compris qu’elle était là pour exécuter les orientations nouvelles du gouvernement wallon  ».

«  Le Forem est un opérateur d’emploi et de formation. Je me fous d’avoir des milliers d’heures de formation qui ne mènent pas à l’emploi  », déclare Pierre-Yves Jeholet. «  Il y a des métiers en pénurie et donc je travaille à cela, notamment à trouver des formateurs. Ensuite, il faut inciter les demandeurs d’emploi vers ces métiers en pénurie. Et puis oui, il y aura un incitant financier, un bonus, plutôt en fin de formation  ».

La gouvernance

Enfin, à propos de la présence de Stéphane Moreau à la tête de Nethys, Pierre-Yves Jeholet commente : «  La place de Stéphane Moreau n’est plus à la tête du groupe. Il entache son image. Il n’est plus l’homme de la situation. Il doit partir  ».

L’interview de Pierre-Yves Jeholet a été réalisée par Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef au journal Le Soir, Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l’information à la RTBF, et Jacques Crémers, chef de rédaction de La Première/RTBF.

 

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0 Commentaire

  • Posté par Ancion Eric, dimanche 12 novembre 2017, 11:35

    Il est temps de pleurer!

  • Posté par Lambotte Serge, samedi 11 novembre 2017, 22:09

    C'est encore plus dur pour ceux qui n'en font pas,mais ceux-ci ont la conscience tranquille!

  • Posté par Carnaille Cedric, samedi 11 novembre 2017, 19:22

    finalement il aura pu s'enrichir suffisamment longtemps, il aura rédigé des lettres ouvertes ou il a prouvé qu'il n'aimait pas les gens, il a prouvé qu'il aimait l'argent et qu'il se croyait au dessus des autres. Bref, bonne pension bien meilleurs que celles des autres Belges

  • Posté par Lacroix André, samedi 11 novembre 2017, 17:38

    Relever le taux d'emploi à coup de boulots précaires , mal rétribués et mal considérés , je ne suis pas sûr , Monsieur Jeholet , qu'il y ait là matière à se vanter .

  • Posté par Serge Vandeput, samedi 11 novembre 2017, 16:14

    Nos chers politiciens nous ont mis sur le dos une dette de 440 milliards, a nous, nos enfants et petit-enfants. En plus ils ont importés en stoumelings un million de musulmans presque analphabètes, comme si faire vivre ensemble un million de musulmans avec 10 millions de Belges est une chose tout a fait normale. Toute cette politique a été menée sans demander notre avis et sous le couvert du politiquement correct. Alors il ne faut pas s'étonner que le citoyen est très méfiant par rapport aux politiciens et leurs media.

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