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L’Italie est à 90 minutes de rater la Coupe du Monde 2018, une première depuis 60 ans

La Squadra est à 90 minutes de manquer le Mondial 2018. Un échec cuisant qu’elle peut encore éviter. Tout se jouera lundi soir à San Siro.

Temps de lecture: 4 min

F ratelli d’Italia sera, comme à son habitude, repris en chœur lundi soir dans les travées de San Siro. Tout un peuple se réunira dans la Scala del Calcio ou devant son téléviseur pour soutenir son équipe. Sa sélection. Ils tenteront de lui donner la force et la hargne nécessaire pour renverser la situation contre la Suède (défaite 1-0). Mais dans les yeux des tifosi et des joueurs qui monteront sur la pelouse ce soir-là, la peur sera bien présente. Plus que jamais. Car l’Italie a rendez-vous avec son histoire. Elle est peut-être à 90 minutes de rater la Coupe du Monde en Russie. Une première depuis 60 ans. Et au vu des prestations de l’équipe depuis la prise de pouvoir de Giampiero Ventura, ça ne serait qu’une demi-surprise…

Un deuxième malheureux

Mais comment la sélection italienne en est-elle arrivée là ? Un peu par manque de chance pourrait-on dire. Car en héritant de l’Espagne dans son groupe de qualification, l’Italie a tiré l’une des pires équipes possibles. On savait que la première place du groupe se jouerait entre les deux nations, avec un gros avantage pour la Roja. Cela s’est confirmé lors du match retour où les hommes de Lopetegui n’ont fait qu’une bouchée de ceux de Ventura (3-0). Avec cette seule défaite lors des éliminatoires, la Nazionale a dû se contenter de la deuxième place du groupe. Avec 23 points au compteur. Quand on sait que la France, la Serbie et l’Islande ont fini première de leur groupe avec 23,21 et 22 points…

Un seul et même coupable

Cependant, l’Italie ne peut s’en vouloir qu’à elle-même. C’est elle qui s’est mise dans cette situation en n'étant pas tête de série lors de la constitution des groupes. Aujourd’hui le mal est plus profond. Car malgré un bilan honorable, un homme est la cible de toutes les critiques : Giampiero Ventura. Le coach de 69 ans n’est pas exempt de tout reproche à la situation dans laquelle se retrouve aujourd’hui la Squadra Azzurra. Celui qui a pris la lourde succession d’Antonio Conte en 2016 s’emmêle les pinceaux. Tactiquement premièrement. De nombreux schémas ont été testés, du 3-4-3 au 4-2-4 en revenant au 3-5-2 qui avait fait la force de l’Italie lors du dernier Euro. Tous avec un succès mitigé au niveau de l’animation du jeu. Le bilan comptable n’est, lui, pas remis en cause. Ce qui manque, c’est un style de jeu. Une animation. Une identité. Tout semble brouillon. Hier encore, les joueurs donnaient l’impression de ne pas avoir les idées pour faire basculer le match.

©Photonews
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Le deuxième reproche que l’on peut faire à Ventura réside dans le choix des joueurs qu’il porte en sélection et aligne. Face à la Suède, le sélectionneur a choisi, par exemple, de titulariser un Belotti hors forme ou de se passer purement et simplement d’un El Shaarawy en feu avec la Roma depuis plusieurs semaines. Tout comme son choix d’ignorer systématiquement Jorginho. À l’inverse d’Antonio Conte, qui avait également fait des choix forts, les décisions de Ventura ont du mal à passer. Un traitement de faveur pour le coach de Chelsea ? Pas vraiment. Ce dernier avait justifié ses choix en obtenant des résultats probants lors des rendez-vous importants. Contrairement au sélectionneur actuel.

Des joueurs pas au niveau

Mais il serait injuste de ne faire que le procès de Ventura. Les joueurs aussi ont leurs responsabilités. Certains plus que d’autres. Comme Insigne ou Immobile par exemple. Alors qu’ils brillent en club, leur rendement en Nazionale est clairement en deçà. Et que dire de Marco Verratti… Attendu comme le futur de leader de l’Italie, le milieu de poche ne cesse de décevoir avec la tunique de la Nazionale, s’attirant les foudres de supporters.

©Photonews
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Contre la Suède, le joueur du PSG a une nouvelle fois raté son match. Pire, il manquera le rendez-vous historique de lundi après avoir reçu un (nouveau) carton jaune évitable alors que Ventura aura besoin de tous ses hommes pour s’imposer. Car à Milan, l’Italie devra mettre tous ces problèmes de côté. Pour éviter l’impensable. Et montrer, une fois encore, que c’est lorsqu’on la pense abattue, que la Nazionale répond présent.

©Photonews
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