Catalogne: récit de la rencontre du «Soir» avec Carles Puigdemont

Notre journaliste Jurek Kuczkiewicz s'est promené en forêt avec Carles Puigdemont. ©PIERRE-YVES THIENPONT/LE SOIR
Notre journaliste Jurek Kuczkiewicz s'est promené en forêt avec Carles Puigdemont. ©PIERRE-YVES THIENPONT/LE SOIR

Si le président destitué de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, est l’homme le plus recherché par la justice espagnole, il ne l’est pas moins par la meute de journalistes basés à Bruxelles. Et l’entourage du plus célèbre Catalan du moment n’en fait pas mystère: si Carles Puigdemont est bien à la disposition de la justice belge, il fuit la presse et les paparazzis. «Et si on te proposait quelque chose de différent: une bonne conversation lors d’une promenade en forêt?»

Lancée jeudi matin, l’idée était confirmée par message le soir même, pour un rendez-vous discret, le vendredi. Et de fait. Pas un chat le jour dit à 15h30 sur le parking de l’Arboretum à Tervuren. Carles Puigdemont et moi avons mené une conversation animée lors d’une promenade automnale de plus d’une heure. J’explique au président destitué mon espoir de lui faire éclaircir certains points. «Oui, oui!», promet-il avec conviction.

Carles Puigdemont n’évitera aucun sujet : le vote du 6-7 septembre sur l’indépendance ? « En Espagne il est impossible à une minorité comme la Catalogne d’avoir le droit de changer le cadre ». L’anticipation du manque de soutien à l’international ? «J’ai toujours dit qu’aucun pays ne nous reconnaîtra, qu’il faudra travailler cela. Mais pour nous créer une chance en ce sens, nous devions d’abord réussir l’organisation du référendum et nous l’avons réussi » Ne pas avoir annoncé d’élections anticipées le 26 octobre ?«À partir du moment où j’ai pris connaissance du contenu du décret fondé sur l’article 155, manifestement illégal, on était face à un coup d’État.»

Une rencontre et une interview à découvrir en intégralité dès ce lundi dans le journal « Le Soir » et sur Le Soir+

 
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