Braine-l’Alleud se veut toujours plus européenne

Les jeunes conseillers brainois ont été parmi les premiers à découvrir les nouveaux panneaux didactiques sur l’Europe. © J.-P. D.V.
Les jeunes conseillers brainois ont été parmi les premiers à découvrir les nouveaux panneaux didactiques sur l’Europe. © J.-P. D.V. - J.-P. D.V.

Qui sont le comte Snoy et d’Oppuers et Paul-Henri Spaak ? Leurs statues se faisaient jusqu’ici face dans le boulevard de l’Europe. Ils sont aujourd’hui côte à côte, regardant vers le Champ de Bataille que d’aucuns considèrent comme la naissance d’une Europe unie dont les deux ministres d’État précités en ont été les pères.

C’est ce que les visiteurs peuvent découvrir désormais dans dix panneaux didactiques sur l’Europe qui viennent d‘être placés au milieu du boulevard afin de souligner l’engagement européen de la commune, déjà considérée comme « Commune d’Europe » depuis 1982.

« Nous avons voulu faire de ce boulevard le lien naturel entre la gare et le Champ de Bataille de Waterloo, a expliqué le bourgmestre Vincent Scourneau (LB, MR). Pour le Bicentenaire de la bataille, nous l’avions orné de portraits de personnalités s’étant illustrées en 1815. »

Un air parisien

Il aura cependant fallu trouver une nouvelle idée suite à la nécessité d’abattre les cerisiers du Japon. Au grand dam des riverains. La commune avait imaginé une poste cyclable au milieu de la chaussée, mais elle aurait constitué un danger. Du coup, a été testé un pré fleuri qui s’est révélé une catastrophe à cause de la sécheresse. C’est finalement un sentier de promenade en dolomie qui a été aménagé, avec des superbes bancs et des panneaux didactiques, ainsi que des liquidambars pour remplacer les cerisiers. De quoi donner un air parisien au boulevard de l’Europe. Un investissement « de l’ordre de cinquante mille euros » selon l’échevin Henri Detandt (LB, MR).

À la satisfaction du baron Bernard Snoy, fils du précité, qui s’est adressé aux membres du conseil communal des enfants : « Vous devez retenir que l’Europe, personne ne l’a fait tout seul. Qu’elle n’est pas non plus seulement un projet économique, car elle est porteuse des valeurs de notre civilisation européenne. Et, enfin, que l’Europe ne va pas réussir si tout le monde ne se sent pas impliqué dans le projet. »

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