Dieselgate: la mise à jour de voitures VW cause des pannes, selon Test-Achats

L’importateur D’Ieteren reconnaît des soucis «
non liés à la mise à jour
» sur 1
% des 200.000 véhicules déjà reprogrammés. © Reporters
L’importateur D’Ieteren reconnaît des soucis « non liés à la mise à jour » sur 1 % des 200.000 véhicules déjà reprogrammés. © Reporters

Depuis avril 2016, D’Ieteren, importateur belge de la marque automobile VW, s’efforce de mettre à jour les quelque 280.000 véhicules produits entre 2008 à 2015 et équipés d’un logiciel controversé car « truqueur ». Ce programme informatique a déclenché le scandale du Dieselgate en septembre 2015 car il fausse les résultats d’émissions de CO2 et de NOx lors des tests d’homologation.

Effectuées notamment à l’occasion d’entretiens ou de changements de pneus, ces mises à jour vont bon train : 200.000 modèles VW sont déjà passés gratuitement par cette reprogrammation. Mais, selon Test-Achats, cette procédure entraîne des problèmes dans certains cas. Et les plaintes affluent par dizaines – une trentaine à l’heure actuelle – auprès de l’association de consommateurs. « Cela va des plaintes concernant un bruit étrange, en passant par les vannes EGR (dont la fonction est de limiter les émissions en NOx) qui tombent en panne, une surconsommation de carburant, moins de puissance, » énumère Test-Achats.

99 % sans soucis

Contacté par Le Soir, D’Ieteren reconnaît l’existence de problèmes. « Dans 99 % des cas, tout se passe bien. Mais dans 1 % des mises à jour, soit environ 2.000 véhicules, nous avons reçu des retours négatifs de clients, admet Jean-Marc Ponteville, porte-parole de l’importateur. En réalité, la mise à jour en elle-même ne pose aucun problème. Elle ne fait que révéler l’un ou l’autre souci préexistant, par exemple au niveau des vannes EGR. Et, moyennant quelques conditions, notamment liées à l’usure du véhicule, nous effectuons la réparation à nouveau gratuitement. » Test-Achats affirme pourtant que, parmi la trentaine de plaignants qui se sont manifestés auprès d’elle, certains ont dû engager des frais pour remettre leur véhicule en état. Des cas très isolés ?

Plus largement, l’association de consommateurs estime que le flou règne autour de ce nouveau logiciel, pourtant approuvé par la KBA (Kraftfahrt-Bundesamt), l’autorité fédérale allemande en charge du transport moteur. Test-Achats a demandé des explications à la KBA sur « ce qui se passe précisément lors de cette mise à jour qui reste un secret bien gardé. » La réponse de l’organisme ? « Elle est laconique. Nous demandons donc aujourd’hui aux autorités belges de faire la lumière sur cette affaire, » déclare Julie Frère, porte-parole de l’association. Sont donc sollicités l’Inspection économique (SPF Economie) et Kris Peeters (CD&V), ministre des Consommateurs.

 
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous