«You were never really here»: Joaquin Phoenix est monstrueux

«You were never really here»: Joaquin Phoenix est monstrueux

You were never really here (Lynne Ramsay)

Un thriller d’une intensité et d’une originalité remarquables, qui s’avère aussi une expérience physique hallucinante, déroutante et fascinante. Une plongée dans l’horreur radicale, totalement organique de la nature humaine, avec un Joaquin Phoenix incroyablement habité par son personnage. Un film poisseux à l’image de la société actuelle pas très belle à voir.

Maryline (Guillaume Gallienne)

Dans un rôle qui va de la déchéance à la rédemption en passant par bien des humiliations, Adeline d’Hermy se révèle magistrale, à la fois lumineuse et encombrée de son héritage familial. Choix épatant de Guillaume Gallienne qui révèle subtilement le meilleur de ses acteurs (dont Alice Pol et Vanessa Paradis, excellentes), soigne une mise en scène inventive et nous emmène dans les coulisses, sur les plateaux de cinéma et de théâtre pour une analyse lucide du monde et une mise en abîme de l’acteur pour qui le désir des autres est vital. Son film en est un hommage bouleversant et original.

Numéro une (Tonie Marshall)

Un palpitant thriller mettant en scène une brillante ingénieure en lice pour prendre la tête d’une entreprise du CAC40. L’immersion argumentée que propose Tonie Marshall est fascinante et palpitante.

Daddy Cool

Le résultat à l’écran n’est pas à la hauteur du premier sentiment. Daddy cool , c’est du Judd Apatow à la sauce française très consensuelle. Tout ça manque terriblement d’insolence ! On voit d’emblée les grosses ficelles et rien ne viendra perturber cette conviction.

Zagros (Sahim Omar Kalifa)

Ce récit poignant et actuel est aussi le portrait passionnant du monde et de sa complexité. Une fenêtre sur la vie.

Justice League (Zack Snyder)

Hum… Si l’idée était d’alléger le tableau esquissé dans Batman vs Superman , jugé trop sombre et sérieux, les penseurs du DC Extended Universe ratent le coche. On n’en est pas au fluo, mais le ton, à deux vannes malines près, plaira surtout aux enfants. Bref : déception.

M. (Sara Forestier)

Viscéralement romanesque, ce film mélange candeur, authenticité, pertinence et dégage quelque chose de frontal et de brut qui bouleverse et donne une bonne petite claque au cinéma français embourgeoisé.

Le bonhomme de neige (Tomas Alfredson)

Sur le papier, tous les éléments étaient pourtant réunis. L’échec était presque impossible. La déception n’en est que plus grande. Le bât blesse du côté de la réalisation. Mais alors, durement. Tomas Alfredson se perd dans une mise en scène plate et très peu inspirée. Les scènes se suivent comme dans un téléfilm sans qu’on se sente jamais concerné. Ça se regarde comme on lit un énième polar très moyen acheté en vitesse à la librairie de l’aéroport…

Mountain (Yaelle Kayam)

Ce portrait troublant d’une femme perdue dans sa vie permet à Yaelle Kayam d’explorer la complexité d’être une femme dans un monde rigide, où elle est censée être cantonnée au rôle de bonne mère de famille. A la fois poétique, politique et éclairant.

Ongles rouges (Valérie Vanhoutvinck)

Un film atypique qui va à la rencontre de personnes d’horizons divers qui se retrouvent unies par les circonstances de la vie. Le résultat est parfois brusque, mais sans aucun doute déroutant.

Escape room (Will Wernick)

 
 
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