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Cour d’Assises: l’accusé change radicalement de version

Ses avocats le recadrent après la vérification d’un témoignage.

Temps de lecture: 2 min

C’est une nouvelle brique épaisse de 258 pages qu’un policier est venu présenter à la présidente de la cour d’assises, ce mercredi, au 5e jour du procès d’Hassen Ben Ammar. Il s’agissait d’un devoir effectué dans la nuit, pour vérifier le témoignage (Le Soir d’hier) déposé la veille par une habitante de Seine-et-Marne, qui a connu l’accusé en Tunisie, en 2009.

Comme à Delphine Purnelle, son épouse qu’il a tuée de deux coups de couteau le 19 janvier 2014 à Villers-la-Ville, Hassen Ben Ammar lui avait parlé amour et mariage. La Française était rentrée avec des étoiles plein les yeux, mais avait vérifié sur l’Internet ce que faisait le joli cœur tout seul en Tunisie. Et elle avait découvert qu’il était inscrit sur plusieurs sites de rencontres. Elle avait aussitôt mis Delphine Purnelle en garde. La Villersoise s’était tout de même mariée avec l’accusé et les deux femmes étaient restées en contact.

Hassen Ben Ammar, lui aussi, écrivait régulièrement à la témoin. Notamment quand son couple battait de l’aile. Dans une de ces conversations, alors qu’elle lui conseillait de divorcer, il avait répondu : « Je la tue, et après je divorce. »

Foutaises, d’après l’accusé qui a prétendu que la Française était la conquête de… son frère jumeau. Les devoirs effectués par les policiers dans la nuit de mardi à mercredi authentifient cependant les 258 pages de conversation qui s’étale de 2009 à 2012 entre l’accusé et la témoin.

Avocate excédée

« Maintenant, Monsieur Ben Ammar, arrêtez de raconter des carabistouilles ! », s’est énervée Me Couquelet, une des avocates de la défense, recadrant son client devant les jurés. Du bout des lèvres, l’accusé a alors reconnu que c’était bien lui qui correspondait avec la Française. Mais en prétendant que c’était juste une amie… Ce qui n’avait aucun sens, vu la teneur de certaines conversations.

« Vous avez joué sur les deux tableaux, allez, c’est le moment, dites-le devant vos juges ! », a crié Me Couquelet, excédée. Réaction de son client : « Oui, c’est vrai. j’étais gêné de le dire parce que ce sont des histoires de jeunesse… » Sur lesquelles, la présidente reviendra ce jeudi…

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