Les plantes sauvages vont bien au jardin

Quel est le point commun entre un fusain d’Europe et une nielle des prés ? Une Tanaisie et clématite des haies ? Une vipérine et un cabaret des oiseaux ? Ce sont toutes des plantes sauvages qui poussent naturellement dans nos bois, prés et jardins. Parfaitement adaptées à leur environnement, elles contribuent à la protection de la biodiversité. Et si vous en plantiez dans votre jardin, sur votre terrasse ou balcon ou même le long de votre façade ? Effet nature sauvage et biodiversité garantis !

« à la Sainte Catherine, tout bois prend racine » et Natagora, l’association de défense de la nature, organise, puisque la saison se prête aux plantations, sa traditionnelle bourse aux plantes sauvages, qui aura lieu à Bruxelles le 26 novembre. Une bourse aux plantes sauvages ? Parce qu’on les plante les plantes sauvages, maintenant ? Oui, on les plante et même on les plante et on les replante partout, dans nos jardins, sur nos terrasses et balcons, sur les façades et dans tous les interstices laissés par le béton. On les plante parce que c’est joli, que ça fait des belles fleurs et même parfois de très bons fruits mais surtout, surtout pour contribuer à sauvegarder la biodiversité.

Sauvages et naturelles

Par définition, pourtant les plantes sauvages sont celles qui poussent dans nos régions sans qu’on les plante, naturellement. Très à l’aise dans leur environnement, elles y sont parfaitement adaptées et procurent le gîte et le couvert à de nombreuses petites et grosses bestioles. « Les plantes de nos régions sont parfaitement adaptées à leur milieu et constituent de réelles pépinières de biodiversité. Elles existent dans nos régions depuis des millénaires et ont développé entre elles et avec la faune locale des liens intimes » explique Lorène Wilmet, chargée de projet chez Natagora. « Planter des plantes sauvages dans son jardin, cela permet d’y recréer un équilibre et de retisser un réseau vert dans nos villes et nos campagnes, pour une biodiversité retrouvée. »

Savez-vous planter les plantes sauvages ?

« Dans nos espaces verts, aussi petits qu’ils soient, les plantes indigènes demandent peu d’entretien, sont facilement cultivables et ne nécessitent aucun pesticide » explique encore la chargée de projet. De réels atouts pour le jardinier amateur, d’autant que, côté esthétique, elles n’ont rien à envier aux plantes horticoles. Graminées, plantes grimpantes, arbres fruitiers, médicinales ou comestibles, leur variété a de quoi faire tourner la tête du plus exigeant des jardiniers.

Graines et plantules sauvages

« Nous organisons cette bourse tous les ans depuis 20 ans en collaboration avec d’autres associations. L’idée est de permettre au jardinier amateur d’y trouver graines, plantules et bons conseils. Les associations sont là pour répondre à leurs questions » souligne encore Lorène Wilmet. Au programme de la journée, gratuite : stands où acheter les graines et les plantes, ateliers pratiques, échanges de bonnes pratiques, spectacle, musique et restauration équitable.

En pratique

www.natagora.be

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