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Emploi et éducation : et si on décrétait une tolérance zéro?

Un jeune bruxellois entre 18 à 24ans sur cinq et un jeune wallon entre 18 et 24 ans sur six n’est ni à l’école ni au travail. Vous avez bien lu: ni en formation, ni en enseignement, ni en emploi. Un échec terrible pour le monde francophone. L’édito de Béatrice Delvaux.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

C’est la plaie principale des Bruxellois et Wallons, c’est la statistique la plus noire du monde francophone belge. Il ne s’agit ni de sécurité, ni de radicalisation, ni de terrorisme, mais d’une forme bien plus endémique de perdition : un jeune bruxellois entre 18 à 24 ans sur cinq et un jeune wallon entre 18 et 24 ans sur six n’est ni à l’école ni au travail. Vous avez bien lu : ni en formation, ni en enseignement, ni en emploi.

Ce groupe flottant, sans perspective et pourtant quasi adulte, baptisé «Neet» par les Anglo-Saxons, est la véritable bombe qui vit au cœur de notre société francophone. Comment en effet considérer autrement la masse de ces jeunes, qui « errent » en ce moment-clé où ils devraient bâtir – ou trouver – une confiance dans l’avenir et en eux-mêmes par l’insertion dans un milieu professionnel, la perception d’un salaire.

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32 Commentaires

  • Posté par Rebts Jean-Louis, lundi 27 novembre 2017, 7:49

    Des recettes ont très bien fonctionné ; l'apprentissage ou le jeune apprenait très tôt le travail et la vie qui en découle tout en continuant l'école. Et les cours du soir qui ont formé de A à Z de supers techniciens. Malheureusement, l'école obligatoire jusqu'à 18 ans à découragé ceux qui avaient besoin d'autre chose...

  • Posté par Eric Lavenne, samedi 25 novembre 2017, 9:55

    Ayant lu votre texte (ou résumé) réellement "dramatique" et lu ,tous les commentaires (qui n'apportent que peu ou rien de transcendant)......Qu'entendez vous Mme DELVAUX par scolarisation de personnes de 18 à 24 ans , déjà passées par tous les échecs et tous les errements ?? Pouvez- vous Mme DELVAUX nous fournir une sorte de CANEVAS CONCRET afin de résoudre cette équation pitoyable dans nos régions fr.,,??? Canevas ,bien entendu qui tienne la route et ne soit en rien farfelu, ou réalité "fumeuse" unilatérale?? Il est à songer qu'après 40 années ,ON aurait pu s'y atteler ,NON??? Enfin; les solutions viennent sans doute de l'exemple d'en haut ? Par ailleurs ,uniquement "penser, passé"; "agir passé" est meurtrier et un modèle "tranquille" qui puisse vous agréer n'a plus rien à voir avec le FUTUR du PRESENT. Donc ,vous et les vôtres cherchez... et cessez de remettre le couvert à chaque édition de ce journal , car cela également s'avère délétère et demeure improductif. A ces 18 24 ans ; Il faut autre chose à apprendre.....mais ;il serait utile qu'ils puissent ENFIN FINALISER .... Je refuse de croire ,que ces 18 24 ans aiment à FAIRE NEANT.

  • Posté par Jaspers Marie, mercredi 22 novembre 2017, 0:41

    Le drame est que cette situation n'est pas prête de s'améliorer.En effet la REFORME DU SIECLE DE L'ENSEIGNEMENT QU'EST LE PACTE, ignore cette situation. Les acteurs proposent un TRONC COMMUN de la 1°P à la 3°S avec passage automatique, sans évaluations certificatives. Connaissent-ils mal, à ce point, les êtres humains pour croire que les élèves vont fournir le moindre effort s'il n'y a pas de contraintes? Ils refusent de voir que le passage automatique de 1° S en 2° S qui a lieu depuis 2 ans est une réelle catastrophe et en rajoute une couche.( Pour information, les résultats du CE1D 2017 n'ont pas été publiés et devaient faire l'objet d'une analyse en commission de pilotage en septembre/octobre, mais rien n'a filtré jusqu'à présent!). En outre, "le TRONC COMMUN proposera un enseignement VRAIMENT COMMUN à tous les élèves et cet enseignement, au contraire de la situation actuelle, proposera une formation" pluridisciplinaire" et "polytechnique". On sortira l'élève des cours traditionnels (français, maths, ...) pour lui proposer de l'art, davantage de sport, un éveil aux technologies".On croit faire un cauchemar : le niveau de notre enseignement est au plus bas et LE PACTE propose (plutôt impose) un enseignement égalitaire qui ne peut qu'en diminuer encore le niveau , un abandon des cours de base que sont les maths et le français au profit d'art (???) et de sport, d'éveil aux technologies qui fera de nos élèves des sous-développés intellectuels à la botte des asiatiques, toujours les MEILLEURS aux enquêtes PISA (les élèves asiatiques sont travailleurs et les plus forts en maths!).

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 21 novembre 2017, 23:48

    Il serait fondamental de réaliser que la suppression du redoublement ne va pas augmenter le niveau de formation, de connaissances, de compétences de nos élèves! Selon certains, le redoublement engendrerait une dévalorisation des élèves.Le passage de niveau sans les connaissances et compétences nécessaires n'engendre-t-il pas, chez ceux-ci, souffrances et découragement? Assister à un cours de maths de 2° S, par exemple, sans maîtriser celui de 1°S est un supplice qui engendre des comportements inciviques vis-à-vis des profs et des autres élèves.

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 21 novembre 2017, 23:00

    "Tu peux conduire ton cheval à la rivière mais tu ne peux pas le forcer à boire!".Principe de liberté de chacun!

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