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«Les racistes profitent du chômage»

La campagne choc sera présente dans l’espace urbain comme sur les réseaux sociaux. Elle veut faire réagir les victimes, mais aussi les témoins.

Temps de lecture: 3 min

Tous les racistes profitent du chômage » ; « Nous ne louons pas aux racistes » ; « Tous les racistes vivent au crochet de la société. » Si vous voyez ces mots affichés dans les rues de Bruxelles, c’est que vous découvrez la nouvelle campagne contre le racisme lancée par le cabinet de Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’Etat bruxelloise à l’Egalité des chances.

« La plupart des affiches ne sont pas signées et cela éveille la curiosité des gens, explique Bianca Debaets. Et c’est là le but de notre campagne : interpeller les citoyens en sortant des sentiers battus et les faire réfléchir. » En détournant des clichés et des propos stigmatisants, la campagne veut ouvrir le débat dans les domaines où le racisme et la discrimination sont les plus courants.

La campagne est agrémentée de sketchs et de micros-trottoirs des humoristes Kody, Kim et Ehran Demirci. « L’humour est également un moyen de lutter contre le racisme. Cela nous pousse à réfléchir aux clichés et aux préjugés que tout le monde a déjà utilisés », explique la secrétaire d’Etat. Un site web présentera aussi les différentes démarches à entreprendre en tant que victime ou témoin d’actes racistes.

La campagne va de pair avec le durcissement de l’ordonnance contre la discrimination de la Région bruxelloise. Désormais, une personne qui porte plainte pour discrimination n’aura plus la charge exclusive de prouver qu’elle a été victime de discrimination. La charge de la preuve sera divisée, et la personne accusée de discrimination devra prouver qu’elle n’a pas stigmatisé la victime.

Des actions citoyennes

Mais la campagne ne s’arrête pas là. Une dizaine d’actions du milieu associatif bruxellois a été sélectionnée par le cabinet de Bianca Debaets. 100.000 euros leur ont été distribués pour les soutenir dans leurs projets qui visent à contrer la discrimination. Parmi ces actions, la campagne intersyndicale Racism Game Over vise à contrer le racisme dans les entreprises. « En créant un comité sans racisme dans plusieurs grandes entreprises belges, nous voulons mettre fin au traitement inégal au travail, au dénigrement et à l’humiliation qui y ont trop souvent lieu », explique Eva Jimenez Lamas, représentante CSC de la campagne.

Toujours dans l’idée de contrer le racisme, l’ASBL Arts&Publics mène plusieurs projets sur des sujets de société via des ateliers de création de jeux vidéo amateurs. « C’est un outil de médiation pour aller vers les jeunes et prendre le problème à sa base », explique Sandrine Mossiat, chargée de projets de l’ASBL. L’atelier Videogames Without Frontiers (jeux vidéo sans frontières), qui aura lieu les 1er et 2 décembre à Bruxelles, naviguera sur le thème de la migration.

Changer de mentalité, c’est aussi quelque chose que soutient la plateforme Années Sabbatiques, qui encourage les jeunes à voyager pour s’ouvrir l’esprit. « Que ce soit dans le cadre d’un stage en entreprise ou durant un programme de bénévolat, voyager permet de s’ouvrir à d’autres cultures et donc de ne plus se braquer sur des idées préconçues », raconte Raphaël Szmir, fondateur de la plateforme en ligne.

www.reagis-au-racisme.brussels

 

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0 Commentaire

  • Posté par Serge Vandeput, mardi 21 novembre 2017, 17:11

    Trop tard, beaucoup trop tard. Ce n'est pas avec quelques affiches qu'on va faire changer les opinions. Ils sont vraiment naïfs ces élus Bruxellois. Ils gèrent Bruxelles comme un jardin d'enfants.

  • Posté par Poullet Albert, mardi 21 novembre 2017, 10:57

    une Flamande qui fait enfin quelque chose de positif contre le racisme ! bravo , j'espère que ça se passe à anvers aussi !

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