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Réorganisations d’activité à l’ISPPC

Charleroi : « Pas question de licencier »

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Il y a de la tension sociale dans l’air à l’intercommunale de Santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC). Les organisations syndicales se plaignent d’un déficit d’information. Elles se disent confrontées à l’inquiétude croissante de leurs affiliés qui craignent un plan de restructurations à court terme.

« Pas un jour ne passe sans que des informations alarmistes ne remontent », déplorent la permanente soins de santé de la CSC Services Publics Melisa Maggio et sa déléguée détachée permanente Estel Oppenbrouer. « Rumeurs de fermetures de services, de déplacement d’activités, de suppressions d’emplois : le personnel ignore à quelle sauce il sera mangé. »

Le syndical libre de la Fonction Publique et la CGSP appellent également la direction et le conseil d’administration à faire la clarté de toute urgence. Dans ce cadre, le secrétaire régional de la CGSP Philippe Barbion vient d’écrire au président Nicolas Tzanetatos (MR). La CSC Services publics va plus loin : elle dénonce « une infraction à la loi de 74 sur la concertation sociale. On ne nous informe pas des décisions qui se prennent, accuse la permanente. Six mois après les affaires qui ont débouché sur le départ de deux des top managers de l’institution, nous attendons toujours un suivi du rapport d’audit remis en juillet dernier par la task force désignée par le gouvernement wallon. »

Le président le confirme : d’une part, l’activité a connu un ralentissement depuis le début de l’année, en raison d’un raccourcissement des séjours d’hospitalisation. L’exercice se soldera par une perte financière de près de 18 millions d’euros. De l’autre, nous avons des travaux de modernisation importants sur le site de Vesale, où dix services sont concernés.

Selon nos informations, les hôpitaux compteraient près de 200 lits en trop.

« Si aucun licenciement collectif n’est à l’ordre du jour, nous pensons plutôt à ne pas renouveler les départs naturels ou volontaires, ce qui permettra d’ajuster progressivement la masse salariale », indique Tzanetatos.

Les syndicats s’interrogent sur l’objet des restructurations. « Nous voulons être sûrs qu’elles n’anticipent pas un choix d’adhésion à un réseau hospitalier, comme l’impose la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open VLD) », indique Philippe Barbion de la CGSP.

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