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Le service qui paie le salaire des profs part en grève

Les agents CGSP chargés de payer le salaire des 140.000 professeurs sont en grève ce mercredi. Des retards dans les versements sont annoncés.

Temps de lecture: 2 min

La CGSP-Enseignement a adressé aux professeurs un message exempt de toute ambiguïté : ils doivent s’attendre à « des aléas quant au paiement des salaires de novembre et décembre ainsi que celui de la prime de fin d’année ». En cause, un mouvement de grève mené par les agents de la CGSP-Administrations/Ministères qui sont chargés de verser traitements et primes aux enseignants.

En désespoir de cause

Anne-Marie Vanhooren, permanente syndicale affirme : « Les agents sont très impliqués dans leur travail pour que leurs clients perçoivent leur salaire en temps et heure, c’est vraiment en désespoir de cause qu’ils partent en action, parce qu’ils n’en peuvent plus. » Les grévistes disent être confrontés à une surcharge de travail excessive. Le syndicat estime à plus de 30 % la charge de travail supplémentaire liée à la récente réforme des titres et fonctions. L’inefficacité du système informatique dont ils disposent aggraverait les choses.

La CSC s’est désolidarisée de ce mouvement qui inquiète les professeurs. Xavier Lorent (CSC Administrations) dit « partager largement les revendications » du syndicat socialiste, mais pas le timing des actions. Il explique : « Il aurait fallu d’abord interpeller le gouvernement. Et puis, nous n’avons pas envie d’être instrumentalisés alors que, personnellement, j’ai le sentiment que la CGSP veut viser la ministre Schyns. »

Flahaut se veut rassurant

André Flahaut, en charge de la Fonction publique pour la Fédération Wallonie-Bruxelles s’étonne du mouvement de grève : « Nous avons pris le problème à bras-le-corps mais pas n’importe comment. Nous n’avons pas, par exemple, ajouté du personnel là où ce n’était pas nécessaire. Une certitude : ni la ministre Schyns ni moi-même ne sommes distraits de ce dossier. »

Le socialiste se veut rassurant : « Il n’y a pas péril pour les traitements de novembre, de décembre ou pour la prime de fin d’année. Sauf si la CGSP décrétait une grève générale. »

► Un agent témoigne: «Je vois régulièrement des collègues craquer», à lire sur Le Soir+

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0 Commentaire

  • Posté par Graas Thierry, mercredi 22 novembre 2017, 17:43

    D'accord, pour autant que ces grévistes acceptent de la même manière d'être payés avec un retard identique de leur traitement de décembre ! Ils éprouveront peut-être de la sorte un peu plus de motivation pour permettre à chacun de pouvoir vivre les fêtes de fin d'année sans l'appréhension des factures et autres joyeusetés habituelles ... C'est tout de même bizarre, malgré leurs démentis, que les organisations syndicales déclenchent leurs actions de grève à des moments fatidiques, pour être sûr de bien frapper le petit peuple qui ne demande qu'une chose, c'est de survivre sans qu'on lui rajoute un stress complémentaire: grève des contrôleurs aériens au moment des départs en vacances, grève des TEC et SNCB au moment des périodes d'examen des étudiants, grève des employés du ministère chargés du paiement des traitements à l'approche des fêtes, etc etc ...

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