38 femmes tuées en 2017: une manifestation contre les violences machistes prévue samedi à Bruxelles

Image d’illustration ©Coralie Cardon
Image d’illustration ©Coralie Cardon

A l’approche de la manifestation nationale de samedi à Bruxelles contre les violences faites aux femmes, les associations féministes fédérées par la plate-forme Mirabal Belgium ont mis en lumière jeudi les 38 femmes tuées en 2017 en Belgique à cause de violences machistes.

Faute de statistiques officielles, les associations se limitent à recenser les féminicides relayés en ligne par la presse. A travers les profils divers de ces femmes tuées parce qu’elles sont femmes, les associations relèvent les manques d’implication au niveau policier, judiciaire et politique, responsables de la répétition régulière de ces drames sexistes au sein de la société.

Tous les âges et toutes les cultures sont concernés. Ces féminicides ne sont pas toujours le fait d’un conjoint violent. En octobre, Louise (24 ans) a été poignardée et étranglée dans son kot à Liège par son voisin, sous surveillance électronique et déjà condamné plusieurs fois pour viol (3 ans en 2003 et 6 ans en 2006). Elle l’avait dénoncé à la police après qu’il se soit présenté dénudé à sa porte et qu’il lui ait laissé un mot à caractère sexuel. La police avait écrit une fiche d’information, mais n’avait pas dressé de procès-verbal.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Pour Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, le coronavirus met «
en péril
» la reprise de l’économie mondiale.

    Coronavirus: l’inquiétude gagne les places boursières

  2. belgaimage-160176691-full

    Bouchez sur la taxe congestion: «Le PS est coincé entre Ecolo et la soi-disant défense des classes populaires»

  3. «
L’objectif de ce qu’on fait, c’est de faire les choses différemment et mieux
», se défend Boris Johnson.

    Brexit: Boris Johnson ressort la menace d’une sortie sans accord

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite