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Pas si ringardes qu’on le dit, les provinces

À l’heure où se joue l’avenir des provinces, une étude universitaire montre à quel point les déplacements des habitants sont respectueux des limites provinciales qui forment des bassins de vie souvent cohérents.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Pas aussi ringardes qu’on le dit, les provinces ? La question mérite d’être posée à la lecture des travaux des géographes Isabelle Thomas, Arnaud Adam (tous deux de l’UCL) et Ann Verhetsel (université d’Anvers) : « Les frontières provinciales restent une réalité très tangible pour la population. Elles constituent manifestement une empreinte spatiale importante dans l’esprit des gens. »

L’étude (1) dont nous avons pris connaissance ne portait pas sur les provinces, et encore moins sur leur avenir institutionnel. Les chercheurs ont étudié les mouvements des habitants de la Belgique, à travers les déménagements des familles et les trajets entre le domicile et le lieu de travail. Les nouvelles technologies ont permis d’accéder à des masses d’informations colossales à travers le « Big Data ».

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4 Commentaires

  • Posté par Thill-goelff Frédéric, mardi 28 novembre 2017, 9:21

    Le résultat de cette étude n'est pas vraiment une surprise: l'individu est attaché à ses racines. Sauf contraintes économiques, il se déplace relativement peu. Et même dans ce cas, il reste attaché à sa province (un breton qui a déménagé à Marseille se dira toujours breton d'origine). Je suis attaché à ma province pour des raisons historico- folkloriques. Par contre, les provinces n'ont plus de réelles raisons d'exister au niveau institutionnel. Les fantasmes de supracommunalité organisée au niveau provincial sont seulement une manière de pérenniser l'institution.

  • Posté par Serge Vandeput, lundi 27 novembre 2017, 16:27

    Nos élus ont peur de ne pas trouver du travail dans le privé?

  • Posté par Gezels Jonathan, lundi 27 novembre 2017, 15:51

    Ca s'explique relativement facilement si on y réfléchit un peu. Nombre d'activités sont organisées par province aujourd'hui (je pense surtout aux activités sportives), donc on va organiser son lieu de vie par rapport à ses activités, et donc on restera plus facilement dans la province... Après, les "frontières" entre provinces représentent potentiellement qqch. Prenons le Hainaut: il a des "frontières" avec la flandre, avec le Brabant Wallon et avec Namur: le hennuyer ne va que peu probablement déménager en Flandres, le BW implique probablement une hausse de loyer et l'article dit qu'entre hainaut et province de Namur il y a bcp de moumements. Mais ça n'empêche pas que je pense que le niveau institutionnel de la province est révolu (même si peut être que quelques organisations - j'en reste aux sportives - seront maintenues).

  • Posté par M. BEAUMONT ALAIN , lundi 27 novembre 2017, 12:55

    D'accord A LA CONDITION que la tutelle démocratique de la "supracommunalité" soit exercée par les régions. Ceci vaut également pour les Communautés. Donc dégraissons le nombre de politiques, supprimons les élus au niveau Provincial et Communautaire. Ne conservons "que" quatre niveaux d'élus: le Communal, la Région, le Fédéral et l'Européen.... et c'est bien assez comme cela. Simplifions la vie à l'électeur et aidons le à s'y retrouver SVP.

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