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Charles Picqué sur les émeutes à Bruxelles: «Il n’y a pas d’insertion sociale possible pour ces casseurs»

Pour le bourgmestre de Saint-Gilles, rien ne sert de proposer à ces jeunes toute une série d’activités ludiques et agréables, « ce sont des casseurs ».

Temps de lecture: 2 min

Samedi, des violences ont éclaté vers 16h à l’issue de la manifestation contre l’esclavage de migrants en Libye qui se tenait sur la place Poelaert toute proche. Des commerces et un véhicule de police ont été endommagés par des casseurs qui auraient intégré la manifestation.

C’est la troisième fois en trois semaines que des incidents de ce type ont lieu. Selon Jan Jambon, le ministre de l’Intérieur, elles seraient toutes liées. Charles Picqué, l’ex-ministre président bruxellois, et bourgmestre de Saint-Gilles, est du même avis. « On remarque les mêmes processus. Une manifestation spontanée ou programmée et où les casseurs se greffent à ces manifestations. Ces personnes sont souvent les mêmes, je le pense, même si l’enquête doit encore le démontrer », explique le bourgmestre au micro de la RTBF ce lundi matin.

« Ces gens sont des récidivistes, ils nous empoisonnent la vie et doivent être sévèrement condamnés ».

Des remèdes à cette situation ?

Charles Picqué évoque certains remèdes qu’il faudrait mettre en place afin de faire face à cette situation. « Mais n’allons pas chercher des remèdes en amont, qui sont les remèdes qu’on évoque souvent comme l’insertion sociale. Ici il s’agit d’un noyau dur, vous pouvez leur offrir tout une série d’activités ludiques, culturelles, et agréables, nous avons affaire ici à des casseurs et il faut d’abord traiter ce domaine en donnant les bonnes initiatives aux différents niveaux de pouvoir parce que cela touche pas mal de compétences différentes. »

Pour le bourgmestre de Saint-Gilles, il s’agit de jeunes qui sont « tout à fait sortis des rails, il y a un problème de crise, notamment au sein de la famille ».

L’idée est une mission interministérielle qui mêlerait « le fédéral car il y a la justice, le régional car il y a la prévention et les communautés car il y a la protection de la jeunesse et les sanctions des mineurs. Tout le monde doit se mettre autour d’une table, c’est un nouveau plan d’action », a conclu Charles Picqué.

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10 Commentaires

  • Posté par Serge Vandeput, lundi 27 novembre 2017, 16:11

    Pour le moment ils sont tous libres, la Justice Bruxelloise n'a pas envie ou le temps de s'occuper de ces faits divers. Qu'attendent nos fainéants d'élus de changer les lois? Bruxelles 2017 n'est pas pareille que Bruxelles 1958.

  • Posté par Gossens Marie-rose, lundi 27 novembre 2017, 15:51

    Il commenCe à etre LUCIDES!!!

  • Posté par Dopchie Henri, lundi 27 novembre 2017, 13:57

    Les journaux ne devraient pas craindre d'identifier ces "jeunes".

  • Posté par Pablos Gino, lundi 27 novembre 2017, 13:08

    L'oisiveté est la mère de tous les vices,vicieux ils le sont mais il y en a d'autres qui le sont tout autant qu'eux.Ceux qu'on ne site jamais,qui ont organisé la désindustrialisation du pays,au seul nom du profit.En compensation on leurs vend du vent mauvais,foot buisnes,rap bas de gamme,smart phones, tablettes ipod ,voyages all inclusive et in fine une société sans plus aucun repère,destructurée parce que n'appartenant plus à rien.Alors ça donne une géneration de frustrés ou tarés tout court,on casse on pille et pendant ce temps on continue à importer à bas prix. De moins en moins de chine et de plus en plus du bengladesh encore moins cher ,l'oisiveté devient mode de vie et la casse continue.Cercle vicieux.

  • Posté par Pauline Brun, lundi 27 novembre 2017, 12:41

    Moi je n’ai même pas lu l’artIcle mais je trouve qu’il y a de plus en plus d’intellectuels à bruxelles. Vraiment ! Oui c’était De l’iroNie bien sûr. Pourquoi on nous met sous le nez de telles abjections, mais oui mettez ces jeunes dans des camps de travail ou de redressement tant que Vous y êtes. Si ça se serait passé ailleurs, vous serez sans doute plus conciliants et plus indulgents mais dans votre pays c’est une faute grave parce que vous ressentez ce sentiment d’échec et d’humiliation qui vous redoutez tellement. Il n’y a pas plus que des « automates » en Belgique et vous n’avez plus apparemment tous les pouvoirs sur eux. Oh mon dieu mais où va t on alors allé - que va t on devenir ? Le mot réhabilitation a donc été résilié de votre dictionnaire également ? De plus vous semblez additionner le sort de simples casseurs à celui de dangereux djihadistes. Et vous semblez évoquer une solution finale. En effet la situation est grave.

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