Charles Picqué sur les émeutes à Bruxelles: «Il n’y a pas d’insertion sociale possible pour ces casseurs»

©Pierre-Yves Thienpont/Le Soir
©Pierre-Yves Thienpont/Le Soir

Samedi, des violences ont éclaté vers 16h à l’issue de la manifestation contre l’esclavage de migrants en Libye qui se tenait sur la place Poelaert toute proche. Des commerces et un véhicule de police ont été endommagés par des casseurs qui auraient intégré la manifestation.

C’est la troisième fois en trois semaines que des incidents de ce type ont lieu. Selon Jan Jambon, le ministre de l’Intérieur, elles seraient toutes liées. Charles Picqué, l’ex-ministre président bruxellois, et bourgmestre de Saint-Gilles, est du même avis. « On remarque les mêmes processus. Une manifestation spontanée ou programmée et où les casseurs se greffent à ces manifestations. Ces personnes sont souvent les mêmes, je le pense, même si l’enquête doit encore le démontrer », explique le bourgmestre au micro de la RTBF ce lundi matin.

« Ces gens sont des récidivistes, ils nous empoisonnent la vie et doivent être sévèrement condamnés ».

Des remèdes à cette situation ?

Charles Picqué évoque certains remèdes qu’il faudrait mettre en place afin de faire face à cette situation. « Mais n’allons pas chercher des remèdes en amont, qui sont les remèdes qu’on évoque souvent comme l’insertion sociale. Ici il s’agit d’un noyau dur, vous pouvez leur offrir tout une série d’activités ludiques, culturelles, et agréables, nous avons affaire ici à des casseurs et il faut d’abord traiter ce domaine en donnant les bonnes initiatives aux différents niveaux de pouvoir parce que cela touche pas mal de compétences différentes. »

Pour le bourgmestre de Saint-Gilles, il s’agit de jeunes qui sont « tout à fait sortis des rails, il y a un problème de crise, notamment au sein de la famille ».

L’idée est une mission interministérielle qui mêlerait « le fédéral car il y a la justice, le régional car il y a la prévention et les communautés car il y a la protection de la jeunesse et les sanctions des mineurs. Tout le monde doit se mettre autour d’une table, c’est un nouveau plan d’action », a conclu Charles Picqué.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Emeutes à Bruxelles|Libye|Charles Picqué
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Si les gilets jaunes ne se satisfont pas des décisions annoncées par Emmanuel Macron lundi soir, ils repartiront à l’assaut en étant convaincus qu’ils incarnent la volonté générale.

    Gilets jaunes: c’est la faute à Rousseau

  2. belgaimage-142946510-full

    Carte blanche: face à la crise gouvernementale, un indispensable vote de confiance

  3. Angela Merkel (à dr.) l’a répété mardi à Theresa May, en visite à Berlin
: il n’y a «
pas de possibilité
» de changer l’accord sur le Brexit.

    Brexit: pourquoi la mini-tournée de Theresa May est totalement vaine

Chroniques
  • Gilets jaunes: c’est la faute à Rousseau

    Les gilets jaunes forment un phénomène inédit, typiquement contemporain. Ce phénomène possède plusieurs couches de signification, qui ne sont pas seulement politiques et sociales : on pourrait également l’aborder sous l’angle de l’individualisme qui travaille notre société. Mais on peut aussi y voir un écho de voix plus anciennes, en particulier celle de Rousseau. Les gilets jaunes rejouent à leur manière le Contrat social, ce qui n’est pas un hasard puisque Rousseau, théoricien radical de la démocratie, était aussi un grand individualiste.

    Tout commence par une redécouverte, celle de la faille du système représentatif, formulée par Rousseau dans des termes cinglants à l’encontre du prototype de la démocratie parlementaire : «  Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort ; il ne l’est que durant l’élection des membres du Parlement : sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde.  »...

    Lire la suite

  • Crise gouvernementale: y en a encore, je vous en remets?

    La crise politique belge n’en finit plus de continuer, elle est incompréhensible, surréaliste et dangereuse. Ce n’est pas que les citoyens soient en colère, c’est peut-être pire : ils ont décroché, ils ne suivent plus. Ils laissent le paquebot des « gouvernement, demi-gouvernement, gouvernement minoritaire, gouvernement en affaires courantes, gouvernement suédois, gouvernement orange bleue, gouvernement légitime, gouvernement non démocratique… » voguer dans ce monde désormais parallèle, cette bulle qui s’appelle la « ...

    Lire la suite