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Panama, Tunisie, Angleterre: qui sont vraiment les adversaires des Diables?

Portraits des équipes qui affronteront les Diables au Mondial. Leurs formes actuelles, leur stars et leurs sélectionneurs. Vous saurez tout sur le groupe G.

Portrait - Temps de lecture: 7 min

Panama (18/6), Tunisie (23/6) et Angleterre (28/6) : l’entame de tournoi des Diables ira crescendo avant le largage attendu du premier étage. La préparation de mai-juin pourra s’étaler sur trois matchs amicaux.

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le Panama, l’équipe est déjà au paradis

La forme actuelle

C’est la toute première participation du Panama à une Coupe du monde. La fréquence de cet événement est relativement peu étonnante pour une fédération qui n’a joué ses premières éliminatoires qu’il y a 40 ans et pour laquelle une défaite contre le grand voisin, le Mexique, débouchait encore au début de ce siècle sur une… fête !

Alors quand le sélectionneur colombien des Canaleros, le Colombien Hernán Darío Gómez (61 ans), qui les a pris en charge en 2014, annonce que « nous sommes là pour apprendre, jouer et prendre du plaisir », on ne peut que le croire.

Leur qualification, au détriment des Etats-Unis à l’occasion de la dernière journée du tournoi final de la Concacaf (Amérique centrale, du nord et Caraïbes), avait autant résonné par son caractère inédit que pour l’irrégularité d’un de ses deux buts contre le Costa Rica (2-1), qui avait relancé la polémique autour de la non-utilisation de la « goal-line technology ».

Mais après tout, c’était simplement le destin qui avait pris sa revanche après qu’un coup de tête du joueur des Etats-Unis Zusi ait donné, en 2013, la migraine aux supporters de la « Sele », à quelques minutes d’une qualification historique au détriment du Mexique.

Tout un symbole aussi pour ce pays enclavé dans l’Amérique du nord et épris de baseball à qui Gómez veut donner l’amour de la camiseta - du maillot.

Le sélectionneur : Hernan Dario Gómez

La fédération panaméenne y a mis du sien pour briser ce tabou en appelant au chevet de la Marea Roja Hernán Darío Gómez, dit « Bolillo » (pain français) pour avoir un jour de 1978 arboré une boule à zéro. Le Colombien avait déjà brisé le maléfice de la sélection équatorienne en la qualifiant pour la Coupe du monde 2002. Auparavant, il avait appris son art avec la Colombie comme second de « Paco » Maturana, le père du « toque », avant de lui succéder au Mondial 98. « On n’a ni Messi ni Cristiano Ronaldo », avait plaisanté Gómez, le jour de la présentation. Juste une majorité de joueurs évoluant dans des championnats étrangers, héros pour les uns, mercenaires pour les autres. Solide, disciplinée et prompte au contre : ce sont les vertus qu’il a données à son Panama.

La star : Gabriel Gómez

Gabriel Gomez, dit El Gavilán (la mouette), a déjà joué dans 7 championnats différents.
Gabriel Gomez, dit El Gavilán (la mouette), a déjà joué dans 7 championnats différents.

L’autre Gómez, Gabriel, 33 ans, c’est le penseur de la sélection des Caraïbes. Un « 6 » avec un sens aigu du jeu. Un « volante » pour utiliser le terme hispano-américain. El Gavilán (la Mouette) incarne sans doute le mieux cet esprit globe-trotter de la sélection : avec 7 championnats différents à son palmarès, il a évolué, entre autres, au Deportivo Pereira, le premier club pro de José Izquierdo, l’ex-Brugeois.

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La Tunisie, un vivier qui évolue surtout au pays

La forme actuelle

Lorsqu’on jette un œil à la dernière sélection tunisienne, 27e au classement Fifa de novembre et qui s’est qualifiée en sortant d’un groupe composé de la RD Congo, la Libye et la Guinée, on constate qu’elle se fournit majoritairement dans les plus grands clubs du championnat domestique que sont l’Etoile du Sahel, l’ES Tunis ou encore le Club Sportif Sfaxien. Plusieurs joueurs se produisent en France, championnat où les Tunisiens s’exportent à l’envie. Une sélection où on pourrait retrouver quelques éléments qui ont un lien avec la Belgique comme Anice Badri, ancien de Mouscron, Dylan Bronn, actuellement à Gand, ou Hamdi Harbaoui. « La Tunisie a une équipe jeune avec du talent et de l’envie mais sans grand joueur », explique le pensionnaire d’Anderlecht qui espère en être et affronter la Belgique, un match forcément spécial pour lui.

Le sélectionneur : Nabil Maâloul

Ancien milieu de terrain international (74 sélections, 11 buts), Nabil Maâloul (54 ans) est à la tête de la sélection pour la deuxième fois de sa carrière après un premier intermède en 2013 de très courte durée. Après six matchs et une élimination dans la course pour le Mondial au Brésil, il avait été remercié par sa fédération. Pas rancunière, et après notamment un passage éphémère de Georges Leekens, elle a rappelé Maâloul en avril 2017. Un coup gagnant puisqu’il a permis à la Tunisie de revenir dans le concert des grandes nations. Outre la sélection tunisienne, Maâloul a beaucoup entraîné les clubs de son pays ne connaissant que deux expériences à l’étranger : El Jaish au Qatar et la sélection du Koweit.

La star : Wahbi Khazri

Wahbi Khazri, valeur sûre de la Ligue 1, évolue à Rennes.
Wahbi Khazri, valeur sûre de la Ligue 1, évolue à Rennes. - reuters.

Agé de 26 ans, le joueur de Rennes est le porte-drapeau de sa sélection où on ne peut pas vraiment dire que les stars du ballon rond se bousculent. Son parcours montre d’ailleurs les limites à l’échelle mondiale du deuxième adversaire des Diables rouges en Russie. Après avoir été formé en Corse, le Franco-Tunisien a découvert le niveau professionnel à Bastia. Devenant une valeur sûre en Ligue 1 avec un passage à Bordeaux, Khazri a tenté sa chance en Angleterre du côté de Sunderland. Mais, là où les Diables brillent chaque week-end, le Tunisien a eu du mal à en faire autant malgré quelques coups d’éclat. Cette saison, il a été prêté à Rennes où il est titulaire et vient d’inscrire un doublé à l’occasion d’une rencontre face à Nantes. Très bon techniquement, ce milieu offensif, également capable d’évoluer en attaque, possède une arme dont les Belges devront se méfier : ses phases arrêtées. Direct ou non, sa précision dans l’exercice pourrait faire mal aux hommes de Roberto Martinez qui devront donc éviter de concéder des fautes trop près de leur but.

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L’Angleterre, en reconquête avec ses jeunes pousses

La forme actuelle

Eliminée sans gloire dès le premier tour du Mondial brésilien puis sorti traumatisée de l’Euro 2016 où les belles perspectives qui s’ouvraient à elle avaient été anéanties par l’Islande dès les 8es de finale, l’Angleterre a plutôt bien redressé la barre, ces derniers mois. Grâce à la science de jeu de Gareth Southgate mais aussi à l’éclosion intéressante de plusieurs jeunes pousses prometteuses, l’Angleterre a assuré sans trembler durant la phase qualificative, concédant tout juste deux partages en Slovaquie et en Ecosse et n’encaissant que 3 petits buts en 10 rencontres. Désormais orpheline de Rooney mais pouvant s’appuyer sur le sens du but de Harry Kane, Markus Rashford ou Dele Alli, cette équipe est encore en rodage et ne peut s’appuyer sur un vivier inépuisable. Elle est cependant clairement en progrès constants et pourrait tabler sur la fraîcheur de sa jeunesse dorée pour réussir un bon Mondial, 52 ans après son dernier sacre, chez elle.

Le sélectionneur : Gareth Southgate

Durant 9 années, entre 1995 et 2004, il a fièrement porté le maillot de la sélection, où il s’était notamment signalé de manière négative en ratant le 6e tir au but décisif de l’Angleterre en demi-finale de l’Euro 1996 qu’elle organisait. Milieu de terrain puis défenseur rugueux ayant transité par Crystal Palace, Aston Villa puis Middlesbrough, Gareth Southgate a embrassé durant trois ans la carrière de sélectionneur chez les Espoirs anglais avant de succéder à Roy Hodgson (en réalité à Sam Allardyce, viré après deux mois suite à une affaire de corruption…) à la tête de l’équipe A suite à un Euro 2016 désastreux. A 47 ans, ce tacticien aimant travailler avec les jeunes a réussi la première mission qui lui avait été attribuée à savoir mener l’Angleterre au Mondial. Tout en restant modeste en apparence, il déborde d’ambitions…

La star  : Harry Kane

Harry Kane, meilleur buteur de Premier League ces deux dernières saisons, sera l’un des joueurs à surveiller de près lors de ce Mondial.
Harry Kane, meilleur buteur de Premier League ces deux dernières saisons, sera l’un des joueurs à surveiller de près lors de ce Mondial. - photo news.

A l’instar de Dele Alli, Danny Rose ou d’Eric Dier, Harry Kane n’est pas seulement efficace et indispensable à Tottenham. A 23 ans à peine, l’attaquant des « Spurs » est déjà parvenu à se faire une place au soleil des grands attaquants anglais. Auteur d’une moyenne de 25 buts par saison en Premier League sur les trois derniers exercices, il est de nouveau reparti sur des bases affolantes puisqu’il en a déjà réussi 10 en 13 matchs de championnat ainsi que 6 en 5 apparitions en Ligue des champions. Avec les « Three Lions », il a fait trembler les filets adverses à 12 reprises en 23 rencontres, dont 5 lors de cette campagne qualificative. Ce sera donc lui qu’il faudra surveiller en priorité, le 28 juin prochain. L’avantage, c’est que Vertonghen et Alderweireld le connaissent bien…

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