Carles Puigdemont restera en Belgique après le retrait du mandat d’arrêt européen

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Carles Puigdemont restera en Belgique après le retrait du mandat d’arrêt européen

La justice espagnole a retiré mardi le mandat d’arrêt européen visant l’ancien président de Catalogne, Carles Puigdemont, et quatre membres de son ancien gouvernement. Mais le mandat d’arrêt en Espagne et le mandat international sont encore en vigueur.

«  Puigdemont ne quittera pas la Belgique suite au retrait du mandat d’arrêt européen. Seul un mandat d’arrêt sur les trois a été retiré », a réagi mardi Paul Bekaert, l’avocat du leader indépendantiste catalan, contacté par le journal L’Echo.

Le juge espagnol se justifie

Le juge du Tribunal suprême espagnol Pablo Llarena a indiqué vouloir éviter le risque que la justice belge ne retienne pas tous les chefs d’inculpation pesant sur l’ensemble des dirigeants indépendantistes ayant préparé la sécession manquée de la Catalogne. L’enquête porte sur un crime «  de nature plurisubjective doté d’une unité légale inséparable, ce qui exige une réponse unique pour éviter des réponses contradictoires », ressort-il de ses neuf pages de justification. Il veut éviter «  une distorsion substantielle » dans les poursuites contre les inculpés, car ceux restés en Espagne --dont certains en détention provisoire-- risqueraient plus que ceux qui ont quitté le pays.

Pour justifier sa décision, le juge estime encore que les prévenus «  semblent avoir manifesté leur intention de retourner en Espagne, dans le but d’exercer des fonctions électives au scrutin (régional du 21 décembre) auquel ils se sont présentés récemment ».

Si le mandat d’arrêt européen a été retiré, le juge a cependant maintenu le mandat d’arrêt espagnol contre les cinq prévenus, qui seraient arrêtés à leur retour en Espagne. Le président indépendantiste déchu n’est donc pas prêt de quitter la Belgique ou de rentrer dans son pays d’origine.

Des « analyses » en cours au parquet de Bruxelles

Le parquet de Bruxelles «  ne sait encore rien confirmer à l’heure actuelle » quant à la suite de la procédure. «  Une analyse est en cours », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Carles Puigdemont et les ex-ministres catalans Antonio Comín, Lluís Puig, Meritxell Serret et Clara Ponsatí avaient fui en Belgique le 30 octobre dernier.

 
 
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