Mon entrepreneur en quelques clics sur Internet

Une foule de données sont à portée de clic sur Internet. Encore faut-il faire le tri... © D.R.
Une foule de données sont à portée de clic sur Internet. Encore faut-il faire le tri... © D.R.

Comment trouver un bon professionnel pour ses travaux ? Si le bouche-à-oreille fonctionne toujours, Internet a révolutionné les usages. Une foule de données sont désormais à portée de clic. Encore faut-il faire le tri…

Il y a les moteurs de recherche comme Google, mais ceux-ci privilégient les annonces payantes. Il y a les bottins électroniques comme Pagesdor.be, mais ils se bornent à lister les entreprises. Il y a les sites des autorités qui permettent de vérifier les obligations légales ou sociales d’un professionnel (Banque carrefour des entreprises, SPF sécurité sociale), mais ils nécessitent d’avoir identifié celui-ci au préalable. Il y a les sites collaboratifs comme Lisminut, mais ils concernent plutôt le bricolage. Il y a les sites gérés par les courtiers en travaux comme le groupe français illiCO, mais ils constituent une formule bien spécifique. Enfin, il y a des plates-formes qui se sont précisément spécialisées dans la mise en relation entre particuliers et entrepreneurs pour la construction/rénovation. Elles se sont multipliées ces derniers temps. Même si chacune a ses caractéristiques propres, un élément est commun : la gratuité du service pour les particuliers. Seuls les entrepreneurs paient pour être repris dans les bases de données. Celles-ci varient en importance. Plusieurs plates-formes affirment ne sélectionner que les sociétés les plus fiables. Cependant, leurs critères utilisés ne sont pas toujours très explicites. D’où l’intérêt de comparer…

1 Build your home est la plate-forme officielle de la Confédération de la Construction. À son lancement en 2008, elle s’appelait « Je cherche un entrepreneur ». En 2016, elle a opté pour « Build your home ». Son point fort est sa base de données exhaustive : 13.615 entreprises, toutes membres de la fédération et en ordre sur le plan social et fiscal. Deux services sont offerts. Avec le premier, les particuliers peuvent rechercher une société selon sa spécialité, son code postal ou sa dénomination. Une liste de sociétés s’affiche alors et permet d’accéder à des fiches individuelles. Avec le second service, les particuliers peuvent placer une commande de travaux. Une description précise du projet est demandée. Il revient ensuite aux entreprises de rentrer ou non un devis. Pour les entreprises, le référencement est compris dans la cotisation annuelle à la fédération.

http://www.buildyourhome.be/fr

2 Livios Remontant à une vingtaine d’années, Livios est un des plus anciens sites de l’Internet belge. En mars 2017, il a été racheté par De Persgroep, l’éditeur de Het Laatste Nieuws. Il se veut un site portail, c’est-à-dire qu’il procure une foule d’informations pour toute question relative au fait de construire, de rénover ou de bricoler. Tout est organisé par sections. On trouve ainsi des conseils, des modèles de contrats à télécharger (p. ex. pour un prêt), des petits programmes pour calculer le prix d’une rénovation, un forum de discussion, etc. Dans cet éventail, un service permet la recherche de professionnels. Ici, Livios utilise en fait la base de données du site « Build your home » de la Confédération de la Construction. Un partenariat a été signé pour l’occasion. Comme toujours, tout est gratuit pour le particulier mais il est obligatoire de s’inscrire.

http://www.livios.be/fr/

3 Construction Quality est une base de données qui rassemble toutes les entreprises qui ont obtenu le label du même nom, mis sur pied en 2013 sous l’égide de la Confédération de la Construction. Il garantit que l’entrepreneur lauréat travaille de façon qualitative, durable et sociale. Pour le décrocher, il doit respecter une série de critères de management et de maîtrise technique. L’appréciation se fait lors d’audits administratifs et lors d’inspections dans les ateliers ainsi que sur les chantiers. Actuellement, 471 sociétés sont répertoriées sur le site. La recherche se fait en cochant la spécialité voulue, puis en précisant un code postal. Le résultat apparaît sous la forme d’une liste d’entreprises. Pour chacune, sont détaillés l’adresse, le métier et le type de label obtenu.

http://constructionquality.be/fr

4 ConstructR existe depuis quatre ans et vient d’être racheté par la plate-forme Immoweb. Le site a cinq entrées différentes. D’abord, il affiche quantité de photos de maisons, salons, cuisines, etc. Il s’agit de réalisations mises en ligne par des sociétés qui servent à donner des idées aux ménages désireux de construire ou rénover. Contrairement aux purs sites de partage de photos, une série d’informations accompagnent ces images afin de pouvoir répliquer les chantiers. Deux : de façon classique, ConstructR permet de rechercher le professionnel proche de chez soi, de l’architecte au décorateur. Trois : le site propose aussi de trouver le matériau de son choix pour les sanitaires, les châssis, etc. Quatre : des conseils techniques sont donnés, par exemple, pour isoler son toit ou choisir son chauffage.

http://www.constructr.be/fr

5 Batibouw+ est né en 2015 de la collaboration entre Fisa, l’organisateur du Salon éponyme (groupe Deficom) et Proximedia, l’agence de pub Internet (groupe Publicis). Fisa a apporté son carnet d’adresses dans le bâtiment ; Proximedia a fourni sa plate-forme informatique. Le site organise les rencontres comme suit : d’un côté, les particuliers postent gratuitement leurs appels d’offres, ils sélectionnent le type de travaux souhaités (toiture, chauffage…) ; décrivent leur projet et répondent à un questionnaire ; au besoin, ils sont contactés par téléphone pour donner plus de détails ; les demandes sont ensuite mises à disposition des entreprises, celles-ci ont dû s’enregistrer au préalable et payer un abonnement, elles peuvent choisir de renvoyer ou non un devis ; les particuliers n’ont alors plus qu’à choisir. Le site promet un minimum de cinq offres envoyées par demande.

https://www.batibouwplus.be/fr/

6 Trust up Cette plate-forme est une des dernières venues sur la Toile. Elle a été imaginée par trois jeunes diplômés liégeois. Les professionnels repris font l’objet d’une sélection : bonne santé financière ; absence de dettes sociales, fiscales ou de TVA ; accès à la profession ; et enfin signature d’une charte de qualité. Le site est gratuit pour les particuliers sous réserve de s’inscrire. Les entrepreneurs, eux, ont le choix entre un référencement minimal gratuit et trois formules payantes. Lors d’une requête, les sociétés apparaissent sur une liste et sur une carte en fonction de leur distance par rapport aux demandeurs. Ceux-ci peuvent faire leur choix et les contacter en cliquant sur l’onglet « Demander un devis ». Pour chaque société, les avis des anciens clients sont publiés. Ces avis sont, eux aussi, filtrés afin de ne garder que les authentiques. https://www.trustup.be

7 BobUp Piloté par une jeune start-up bruxelloise, ce site se distingue par l’assurance « Travaux » proposée gratuitement pour les particuliers. Celle-ci consiste en une protection juridique en médiation, si les travaux de plus de 1.000 euros HTVA devaient mal se passer.

http://bobup.be/fr

8 DoHIT Cette plate-forme, créée par un Andennais, a été mise en ligne en octobre 2016. Elle se concentre sur les petits travaux intérieurs : isolation de toit, mise en conformité du tableau électrique, réparation de carrelage, pose de parquet dans une chambre, etc.

http://www.dohit.be

9 Casius Lancé au tournant de l’an 2000 par des entrepreneurs flamands, Casius est présent en Belgique et aux Pays-Bas. Le site diffuse les demandes de devis des internautes. Pour y avoir accès, des entreprises doivent respecter cinq critères.

https://www.casius.be/fr/

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Dominique Leroy, remerciée par le personnel de Proximus lors de son arrivée au siège de l’entreprise ce jeudi. Le parquet, lui, enquête.

    La sortie très chahutée de Dominique Leroy

  2. Pierre-Yves Dermagne

    Vente de Voo et de Win: l’Arc-en-ciel reprend le contrôle dans l’affaire Nethys

  3. Une vaste opération de démantèlement du réseau IPTV en Europe a permis de fermer plusieurs centaines de serveurs utilisés pour le piratage.

    Le vrai ou faux: existe-t-il des risques pour l’utilisateur de l’IPTV?

La chronique
  • Nethys: Putsch en bord de Meuse

    N ethys. Pour beaucoup au nord du pays, ce nom reste inconnu. Celui de Publifin l’est sans doute moins, car il est lié au versement de jetons de présence à des mandataires wallons pour leur participation à des comités fantômes. Ce scandale de la gouvernance qui a éclaté il y a trois ans, a pourri la vie politique en Wallonie, mettant particulièrement à mal le PS d’Elio Di Rupo, obligé de jeter deux membres clés hors du parti : Stéphane Moreau, patron de Nethys et bourgmestre d’Ans et André Gilles, président de Publifin et homme fort de la province. L’éviction a fait grand bruit car les deux hommes étaient aussi des membres clés du Club des 5 connu pour décider de tout à la très puissante Fédération liégeoise du PS. L’affaire Publifin/Nethys a donné naissance à une Commission d’enquête et, jumelée à l’affaire du Samusocial, elle a inspiré à Benoît Lutgen (CDH) l’idée d’éjecter les socialistes du pouvoir wallon au nom de la gouvernance.

    Ça, c’est...

    Lire la suite

  • Nethys: le chaos, la clarté et l’hystérie

    La clarté ou le chaos ? Il y a désormais des deux dans le dossier Nethys. Et il va falloir au nouveau ministre de tutelle, Pierre-Yves Dermagne, beaucoup de méthode, de sang-froid, d’expertise et d’indépendance politique pour dénouer ce sac de nœuds.

    Ces derniers mois, c’est l’opacité qui a régné sur la restructuration du groupe liégeois, confisquée par un management, un conseil d’administration, quelques hommes et...

    Lire la suite