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Les maisons de repos sont en pleine santé

Marché concurrentiel à haut rendement, les maisons de repos attirent les investisseurs. Un peu moins les promoteurs car elles sont de plus en plus chères à construire.

Journaliste en charge du Soir Immo Temps de lecture: 2 min

Le secteur des maisons de repos représente un marché de 6 milliards d’euros, rien qu’en Europe. En Belgique, il a généré un investissement global de plus de 300 millions en 2015. Depuis cette date record, la transparence s’est faite plus discrète sur le nombre de transactions. À côté des sociétés immobilières réglementées (SIR) et des compagnies d’assurances, grandes investisseuses dans les maisons de repos, on trouve aussi des banques mais il est difficile de savoir où elles le font et combien d’argent elles mettent sur la table.

Voilà sans doute pourquoi l’investissement global est retombé à 288 millions en 2016 et qu’il tourne, à quelques semaines de la fin d’année, autour des 100 millions pour 2017.

Si ces « établissements destinés à l’hébergement de personnes âgées de 60 ans au moins qui y ont leur résidence habituelle et y bénéficient de services collectifs familiaux, ménagers, d’aide à la vie journalière et s’il y a lieu de soins infirmiers ou paramédicaux » attirent tant la convoitise des investisseurs, c’est parce qu’ils constituent un placement d’argent sûr. On investit à long terme (27 ans), les revenus sont garantis pendant toute la période (la liste d’attente en maisons de repos est tellement longue que le taux d’occupation est maximal) et le bail oblige l’opérateur qui gère le lieu à le rénover au fil du temps.

Même s’ils sont à la baisse depuis quelques années comme dans tous les autres segments de l’immobilier, les rendements oscillent autour des 5 %. Garantis pendant 27 ans…

Mais pour qu’il y ait investisseur, il faut aussi qu’il y ait des immeubles à acheter. Les anciens se trouvent encore mais les neufs posent problème car construire une maison de repos coûte de plus en plus cher au promoteur (par lit, environ 160.000 euros) et les contraintes (normes, taille des chambres…) sont nombreuses. De plus, ce secteur est régi par un système de quotas : on ne peut construire 100 lits que si 100 autres lits disparaissent ailleurs.

Sans un assouplissement de ces quotas, l’avenir risque d’être problématique avec l’actuel « papy/mamy-boom ». Dans les 15 prochaines années, la Belgique comptera 180.000 personnes âgées supplémentaires…

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