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Philippe Maystadt, l’homme qui tombe à pic

Regard sur une présidence qui s’est pris tous les vents de face.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Archive 20 juin 1998

Il s’était juré de tenir bon. De tenir jusqu’au bout. De mener le PSC jusqu’aux élections de juin 1999. Parce qu’il n’est jamais aussi têtu que lorsqu’il est secoué par la houle, Charles-Ferdinand Nothomb s’est accroché à sa présidence jusqu’à résister aux lames de l’affaire Deprez, défiant l’analyse politique comme d’autres défient la médecine. Mais les sondages électoraux de mars avaient la forme d’un noeud coulant. Ils ont définitivement affolé le parti. L’homme d’Habay a dû lâcher prise avant le terme officiel de son mandat (mars 1999).

La bonne humeur de l’intéressé, aujourd’hui, n’est pas totalement factice. On le sent soulagé. Libéré. Il plaisante. Il fanfaronne, même. Mais les discours de circonstance font écran. Ce départ est bien l’épilogue d’un échec personnel (c’est moins Nothomb qui a pacifié le PSC que son… départ), et de l’une des crises internes les plus aigües qu’il ait jamais traversées.

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