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Le coworking rural va exister

Le ministre Collin a choisi 13 endroits pour pratiquer le coworking en milieu rural. Quatre sont namurois, trois sont luxembourgeois, dont le projet « Gare » à Poix-St-Hubert.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Travailler dans des lieux partagés, pour quelques heures ou plus, est un concept qui se développe en zone urbaine. Ce sera bientôt possible en milieu rural, dans treize endroits qui ont été retenus par René Collin, ministre wallon de la Ruralité, qui a initié un appel à projets dans ce sens. Trois projets sont retenus en Luxembourg et quatre dans le Namurois.

« L’espace de coworking, imaginé au sein du réseau CoWallonia, conjugue convivialité, professionnalisme, créativité et flexibilité, explique René Collin. Des animations spécifiques (ateliers, conférences…) sont organisées afin d’assurer un accompagnement particulier permettant aux travailleurs de développer leurs activités, d’agrandir leur réseau et d’acquérir de nouvelles compétences. A l’heure actuelle, huit espaces sont développés au sein des principales villes wallonnes. »

Mais il fallait aller plus loin. En février, le ministre a lancé un appel à projets ruraux. Il s’adressait aux communes rurales, intercommunales et associations actives dans l’économie rurale, et prévoyait la création de dix espaces de coworking. Vu le nombre de dossiers introduits (plus de 30), René Collin a débloqué une enveloppe supplémentaire portant le budget à 1.250.000 euros, pour treize projets. Ils bénéficieront d’un budget pouvant aller jusqu’à 100.000 euros dont un tiers maximum pour l’équipement de base et/ou le mobilier, le solde étant réservé à l’animation et la promotion de l’espace, réparti sur trois ans.

Le projet « Gare » à Poix-St-Hubert figure parmi ces heureux élus, un partenariat entre Aude Piette, porteuse du projet, l’ADL de Poix-St-Hubert, la Chambre de Commerce (CCILB) et CréaJob. Il s’agit en fait d’une des phases du projet Gare, qui est en cours d’aménagement dans l’hôtel de 42 chambres géré par les sœurs Piette. Un projet de 750.000 euros qui verra un nouvel étage et de nouvelles salles de travail, de réunion et de séminaire. « C’est une refonte complète de notre établissement, qui préfigure un certain changement de modèle économique de l’hôtellerie familiale. Nous lançons la dynamique avec ce stade de mise à disposition de salles pour du travail partagé, note Aude Piette. Cela va lancer la dynamique car l’ensemble du projet est lourd. Et il faut du temps pour bien faire les choses. Cet espace ne s’adressera pas aux start-up uniquement, mais bien aux métiers classiques et à tout un chacun. Avec le coworking, on sort de l’isolement, on voit d’autres personnes, sans payer de lourds loyers, avec une disponibilité des lieux 24 h sur 24. C’est une nouvelle dynamique. Il y aura une réception unique pour les coworkers et touristes car je souhaite si possible créer une dynamique de partage entre les deux. Je sens via l’hôtel qu’il y a une demande pour des rencontres avec des gens du cru. La dotation de 100.000 euros servira uniquement aux quatre partenaires pour l’animation de l’espace, les travaux sont à notre charge. Ce sera fonctionnel pour septembre 2018. »

L’autre phase portera, dans la gare désertée, sur la création d’un lieu de résidence, de création et de spectacles pour artistes et musiciens. Mais chaque chose en son temps !

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