Une salle de réunion à 400.000 chez Actiris: «Une telle dépense est un mauvais signal», dit Gosuin

© Belga.
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Nelson Mandela doit avoir les oreilles qui chauffent. Et Grégor Chapelle aussi ! Le directeur général d’Actiris envisage en effet de faire rénover la salle polyvalente située au 30e étage de la tour Astro, occupée par l’office bruxellois de l’emploi depuis un an, pour un montant d’environ 400.000 euros (Le Soir de mercredi). A ce prix, une modernisation complète de cet espace de 300 m2 pouvant accueillir 56 personnes (et être scindée en deux) et qui accueille plusieurs réunions quotidiennes.

Le point figure à l’ordre du jour du comité de gestion de ce jeudi matin. Mais plusieurs membres ont déjà fait connaître leur désapprobation face à la dépense. Et ils ne sont pas les seuls. Dans l’opposition au parlement bruxellois, Vincent De Wolf (MR) a réagi. En tiquant notamment sur le montant de l’investissement. « 400.000 euros dans le budget de l’emploi, cela correspond à 100 primes à l’entrepreneuriat pour chômeurs. Voilà des chiffres concrets et en accord avec les réalités de terrain. »

« Ce n’est pas approprié »

Il n’est pas le seul à s’exprimer contre cette rénovation. Didier Gosuin (Défi), ministre bruxellois de l’Emploi, y va franco : « Je trouve que ce n’est pas approprié, dans un moment où les pouvoirs publics sont dans l’incapacité de trouver les moyens pour financer leurs politiques. Et ce n’est pas la priorité d’aménager une salle, même si celle-ci devait porter le nom de Nelson Mandela. »

Pour autant, le ministre de l’Emploi ne donne aucune injonction au directeur général d’Actiris car il n’en a pas le pouvoir. « Grégor Chapelle est tout à fait autonome pour ce genre de décisions et il y a un comité de gestion à la tête d’Actiris, précise-t-il. Mon rôle est de donner les moyens à Actiris pour mener ses actions. Pour le reste, il appartient aux partenaires sociaux de décider. Mais puisque le débat est arrivé sur la place publique, je donne mon avis. Et j’estime que cette dépense est un mauvais signal envoyé à la population pour des commodités, même si celles-ci peuvent se justifier. »

 
 
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