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André Flahaut (PS) à Jean-Pascal Labille: «Ce n’est pas une bonne idée, ce n’est pas le bon moment»

Dans « Le Soir », Jean-Pascal Labille, secrétaire général des Mutualités socialistes, ne mâche pas ses mots. Pour lui, il faut un nouvel élan pour le PS, sans Di Rupo. La charge est lourde.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

L’homme n’a pas l’habitude de se cacher. Ni dans le silence, ni derrière du « off ». Car André Flahaut aime dire ce qu’il pense. Et autant dire que son analyse de la situation du PS ne converge pas, loin s’en faut, avec celle de Jean-Pascal Labille.

« Je suis un peu étonné de cette sortie, confie-t-il. Au PS, sous la direction d’Elio et en prenant le temps nécessaire aux droits de la défense et en respectant nos statuts, des mesures ont été prises contre les fautifs en matière de gouvernance. Certains ont été exclus, d’autres sont partis d’eux-mêmes. Et nous avons adopté les règles de décumul puis fait aboutir le Chantier des idées pour arriver au congrès de Liège où nous avons eu un débat sur la Charte de Quaregnon et adopté 170 propositions votées à plus de 98 %. » Bref, pour André Flahaut, « il y a confiance sur la personne d’Elio Di Rupo et sur les propositions portées par cette personne. »

L’important, aux yeux du ministre du Budget de la Communauté française, « c’est que le parti ait su se remettre en ordre de bataille pour les échéances électorales qui arrivent. » Des rendez-vous qu’il faut aborder avec le président actuel, estime André Flahaut pour qui un départ du président « ce n’est pas le moment ». « Chez nous, quand on parle de personnes et d’élections internes, cela se transforme très vite en débat d’écuries. Cela ne porte plus nécessairement sur les idées mais sur les personnes. »

Et le cacique socialiste de trancher : « Qu’il faille une réflexion sur ce qui se passera après les élections de 2019 et la mise en place des majorités, d’accord. Mais pas maintenant. Ce n’est pas comme ça que cela fonctionne et nous avons besoin de tout le monde là où ils se trouvent : parti, mutuelle, syndicat. On remontera dans les urnes par notre présence et notre action sur le terrain, avec l’ensemble du réseau des organisations socialistes. Et pas par des jeux d’appareil. Ce n’est pas une bonne idée et ce n’est pas le bon moment. »

 

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0 Commentaire

  • Posté par Guénard Paul, samedi 16 décembre 2017, 18:20

    Mr Flahaut ne semble pas vouloir entendre le concept d'horizontalité développé par JP Labille.Cherchez l'erreur!

  • Posté par Serge Vandeput, samedi 16 décembre 2017, 17:35

    Le palmarès d'Elio en Wallonie n'est pas brillant si on compare avec ses voisins. Records de chômage, records de pauvreté et avec la jeunesse Wallonne cela n'a pas l'air de s'arranger. Et l'état de Bruxelles, n'en parlons même pas. Non Elio à fait assez de dégâts.

  • Posté par Constant Martine, samedi 16 décembre 2017, 16:46

    Tout a fait d'accord dans la manière de procédé de Mr. Flahaut. Réflexions: 1°.Mr. Di Rupo a été démocratiquement mis en place à la tête de ce parti. Il a permis, quoi qu'en disent certains, le maintien à flot de ce dernier et son rajeunissement ainsi que son remaniement. Laissons lui terminer son mandat. Ne faisons pas éclater cette gauche si précieuse (cf. la France) 2°. Il y en a marre du "dégagisme"! Un exemple criant, à la Nasa, on a dû rappeler les VIEUX astronautes pour solutionner des problèmes et situations que les plus jeunes formés à la technologie high tech étaient incapables de solutionner. 3°. Les personnes d'expérience doivent toujours avoir leur place dans la société n'en déplaisent aux plus jeunes. N'appliquons pas dans notre pays ce qui se passe aux Pays-Bas où les seniors (plus de 60 ans) sont des laissés- pour-compte.

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