Charles Michel rejette la main tendue d’un djihadiste belge: «Il n’y a pas de négociation possible»

Tarik Jadaoun, djihadiste originaire de Verviers, est en prison en Irak. © Capture d’écran VRT.
Tarik Jadaoun, djihadiste originaire de Verviers, est en prison en Irak. © Capture d’écran VRT.

La Belgique ne négociera en aucun cas avec des combattants belges ou autres de l’organisation terroriste Etat islamique (EI) souhaitant revenir au pays, a indiqué dimanche le Premier ministre Charles Michel sur VTM. «  Il n’y a pas d’espace pour ces gens dans notre société », a-t-il dit.

On a appris il y a quelques jours que Tarik Jadaoun, un des combattants – toujours vivant – les plus en vue de l’EI, qui séjourne dans une prison irakienne, souhaite collaborer avec les services de sécurité belges.

Connu sous le nom de Abu Hamza Al-Belgiki, il a été arrêté lors de l’assaut sur Mossoul. Il a affirmé avoir joué un rôle majeur dans la formation d’enfants-soldats de l’EI. Il dit disposer d’informations qui permettraient à la Belgique de progresser dans la lutte contre le terrorisme.

Le Premier ministre Charles Michel ferme la porte à cette perspective. «  Il n’y a pas de négociation possible avec de telles personnes », a-t-il indiqué dimanche sur VTM. «  Il n’y a pas d’espace pour ces gens dans notre société. Nous devons respecter le droit international mais il n’y a pas de place pour le laxisme. Nous ferons le choix d’une approche très stricte. »

« Criminels de guerre »

Le Premier ministre défendra cette approche ce lundi devant le conseil national de sécurité. «  Je ne vois pas comment il est possible de démarrer des négociations avec des criminels de guerre. Nous devons élaborer une stratégie sur la base du droit international et en concertation avec nos partenaires européens. Nous devons choisir une approche cohérente », a-t-il dit.

Charles Michel souhaite que les dossiers des Belges en Irak et en Syrie soient examinés au cas par cas. Mais en aucun cas, il n’y aura de négociation avec des terroristes. «  Nous ne pourrions y être ouverts après les tragédies que nous avons subies en Belgique et dans d’autres pays », a-t-il estimé.

 
 
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