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L’école et le mal belge

Comme d’autres questions, les questions scolaires font, en Belgique, l’objet de compromis. On ne cherchera pas plus loin l’explication du fait qu’aucune orientation majeure et novatrice n’y est amorcée.

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Chroniqueur Temps de lecture: 6 min

La Belgique est fière de son sens du compromis, et elle a raison. Le compromis est indispensable en démocratie : il permet de tenir compte de la volonté politique des uns et des autres, il intègre les différentes facettes d’une problématique, il impose de se mettre à l’écoute de toutes les situations vécues, il articule des valeurs divergentes plutôt que d’écraser la diversité des attentes sous la loi de la majorité. A ce titre, il constitue une manière de s’approcher de l’intérêt général, qui ne peut être atteint qu’au terme d’une longue procédure délibérative. Contrairement à une image qui a eu son heure de gloire, la Vérité ne sort pas nue du puits : elle résulte d’un tâtonnement, d’un dépassement des contradictions initiales.

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18 Commentaires

  • Posté par stals jean, mercredi 17 janvier 2018, 13:05

    Quand on en a fini avec la lecture indigeste du "Pacte d'excellence" de "Martine à l'école", on a envie de sortie non pas son révolvert, faut pas exagérer, mais pour le moins de sortir son alcootest...Parfois une furieuse envie de "tirer sur l'ambulance" devient irrépressible... Quand on apprend que les cours de philosophie et de citoyenneté pourraient bien être donnés par des personnes qui par un coup de baguette magique passeraient du statut de prêcheur de religion en tous genres, au statut de professeur et cela sans montrer le moindre certificat d'étude...Pour l'Avenir de nos petits enfants on n'est pas rassurés outre mesure...Les compromis politiques à la belge et à la pelle, seraient re-connus parait-il dans le monde entier. Les compromissions pré-électorales quand à elles aussi compromettantes soient-elles n'empêchent assurément pas nos élu.e.s de dormir, avant ou après les soirées festives passées sur et sous les tables...

  • Posté par Jean-pierre Guissard, dimanche 7 janvier 2018, 18:40

    Non, l'enseignement n'est pas élitiste, ce sont les écoles qui le sont devenues. Ceci a créé selon les lieux, la ville ou la commune rurale, d'énormes disparités au niveau de la formation et de l'éducation de nos enfants. De plus, l ' élément philosophique est perçu, soit comme indispensable; soit comme une barrière; une protection voire un vase clos. Nous ne sommes plus en surplus budgétaire, en outre, chaque centime compte au niveau de la formation de nos enseignants que de celle de nos enfant de tous les enfantss.

  • Posté par Christian Radoux, samedi 30 décembre 2017, 2:45

    Confier l'enseignement aux charlatans des autoproclamées "sciences" de l'éducation, par ailleurs mercenaires et p... du pouvoir, autant confier la protection de l'enfance à Dutroux ! Et ici la paresse et l'ignorance crasse des journalistes, qui ne connaissent manifestement qur les adresse desdits charlatans, jouent un rôle des plus nocifs. La seule exception notoire est l'article récent de Soraya Ghali dans "Le Vif", à propos des mathématiques. C'est même, me semble-t-il, un cas unique

  • Posté par De Cuyper Thierry, mardi 9 janvier 2018, 14:55

    Critiquer sans aucun fondement une formation (celle des sciences de l'éducation) parce que vous refusez tout changement (en pensant que rien n'évoluerait jamais) montre une rigidité affolante et une faible capacité d'adaptation cérébrale. Une consultation pour démence précoce serait sans doute à envisager.

  • Posté par Christian Radoux, samedi 30 décembre 2017, 2:48

    Désolé pour la faute de frappe ; les adresseS, évidemment.

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